jeudi 20 mars 2014
mercredi 19 mars 2014
Références Artistiques: La parodie
Les oeuvres suivantes ont été vues par les 3ème dans le cadre du travail sur la parodie.
La parodie est une forme d'humour qui détourne une oeuvre pour s'en moquer.
Ci-dessous trois parodie de la Joconde, le célèbre tableau de Léonard De Vinci (1505).
Avec cette oeuvre, Marcel Duchamp attaque l'Art officiel, celui des musées. Depuis le vol très médiatisé du tableau en 1911 et son retour au Louvre en 1914, La joconde passionne le grand public au point de devenir l'oeuvre d'art la plus célèbre du monde (20 000 visiteurs viennent l'admirer chaque jour derrière sa vitre blindée).
Ici Duchamp, par provocation, ajoute une barbe et une moustache sur une reproduction de l'oeuvre, et en change le titre par un jeu de mot douteux.
Avec cette parodie, le peintre Botero nous livre une version obèse de Mona Lisa, que l'on peux aussi voir comme une caricature. L'artiste peint un nouveau tableau, qui n'est pas une copie fidèle, mais nous reconnaissons l'oeuvre citée car on en retrouve les éléments les plus représentatifs (position des mains et du visage, vêtements, sourire, paysage...).
Une parodie n'est efficace uniquement si l'oeuvre détournée est célèbre.
Dans cette illustration, le dessinateur de la série animée les Simpson, Matt Groening, met en scène le tableau pour créer une situation humoristique autour du sourire de La Joconde.
Plus d'images sur le site Flucta.net: la joconde maltraité par les artistes.
La parodie est une forme d'humour qui détourne une oeuvre pour s'en moquer.
Ci-dessous trois parodie de la Joconde, le célèbre tableau de Léonard De Vinci (1505).
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| Marcel Duchamp, LHOOQ, 1919, crayon sur chromophotographie |
Ici Duchamp, par provocation, ajoute une barbe et une moustache sur une reproduction de l'oeuvre, et en change le titre par un jeu de mot douteux.
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| Fernando Botero, Mona Lisa à l'âge de 12 ans, 1959, huile sur toile |
Une parodie n'est efficace uniquement si l'oeuvre détournée est célèbre.
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| Matt Groening |
Plus d'images sur le site Flucta.net: la joconde maltraité par les artistes.
mardi 18 mars 2014
Le petit reporter
Travaux de dessin et d'écriture des élèves de 4ème, dans le cadre de la semaine de la presse à l'école.
Plus d'infos sur la semaine de la presse ici
dimanche 16 mars 2014
Elefantaisie
L'artiste Sipho Mabona, vient de terminer, après quatre semaines de travail, de réaliser un éléphant en pliage, dans une seule feuille de papier mesurant quinze mètres de côté.
L'animal de papier fait la taille d'un véritable éléphant et étonne par son aspect à la fois majestueux et fragile.
C'est cette fragilité, ce travail de patience et cette beauté simple, éphémère qui vient se poser en opposition avec notre siècle.
Sipho Mabona est un artiste suisse travaille presque exclusivement avec du papier créant ainsi des installation et des environnements à la fois poétiques et politiques, en produisant par exemple des animaux en voie d'extinction.
L'animal de papier fait la taille d'un véritable éléphant et étonne par son aspect à la fois majestueux et fragile.
C'est cette fragilité, ce travail de patience et cette beauté simple, éphémère qui vient se poser en opposition avec notre siècle.
Sipho Mabona est un artiste suisse travaille presque exclusivement avec du papier créant ainsi des installation et des environnements à la fois poétiques et politiques, en produisant par exemple des animaux en voie d'extinction.
Le site de l'artiste ici
Plus de photos de cette oeuvre ici
samedi 15 mars 2014
Une vitre opaque entre toi et moi...
"Le réalisateur québécois Mathieu Grimard a réalisé une vidéo pour le projet musical « Rivver » de François Belanger, en 25 portraits où chaque personne est montrée derrière une surface telle que la glace, le plastique, l’eau, des rideaux et vitres à motifs ou reflétant les lumières du dehors. Une vidéo poétique qui offre une série de jolis portraits vus de l’extérieur." (Source Libération)
Le dispositif, simple et quasi photographique, nous donne à voir des images d'une grande plasticité.
Ces surfaces, plus ou moins opaques, matérialise peut être cette distance qui se trouve entre soi et l'autre, et qui parait parfois infranchissable, tant il semble impossible, parfois, de se comprendre.
L'article et le clip ici
mardi 11 mars 2014
Un peu, beaucoup... la vie !
Le château d'eau, très beau lieu dédié à la photographie à Toulouse depuis 1974, expose trois photographes sur le thème de la famille, jusqu'au 23 mars 2014. (Toute citations et images tirée du site du château d'eau).
"Le Château d’Eau présente les séries "Julian and Jonathan" du 29 janvier au 23 mars 2014. Sarah Mei Herman développe un travail de portraitiste . Mais sachant qu’il est vain de croire qu’une seule image serait capable de résumer une personne en figeant sa supposée meilleure expression, elle photographie ses modèles à intervalles sur de longues périodes. Ces corpus montrant les évolutions physiques, les changements de goûts vestimentaires, traduisent peut-être mieux la personnalité des hommes ou des femmes qui se sont confiées à elle.
Ainsi, depuis 2005, photographiant son père et son jeune frère, séparément ou ensemble, elle nous parle de l’amour entre ces deux êtres."
L'intention est très belle sur le papier, fusse t-il photographique, mais le résultat laisse un goût étrange à l'oeil... Les images sont belles, la mise en scène parfaite, la lumière impeccable, mais il se dégage, pour toutes ces même raison d'ailleurs, une certaines froideur et une tristesse dérangeante... On croirait que quelqu'un est mort... Cet enfant semble presque autiste... Et cette sur-interprétation de l'image est due a la surenchère esthétique.
En définitive il ne suffit pas d'être un excellent technicien pour être un excellent artiste.
dans le domaine photographique cet écueil se fait plus flagrant.
Site de l'artiste ici
Ana Galan s'enfonce peut être un peu plus dans la voie d'une esthétique qui dessert le projet initiale. Avec cette série de couple âgé, toujours pris de profil sur un fond bucolique, elle désir donner de la visibilité à ces personnes peu visible du champ médiatique. Elle souhaite montrer le troisième âge comme vivant et dynamique. Mais la lumière, la cadrage, le fond, le systématise de la composition, crée une certaine artificialité qui finit par troubler.
En voulant leur donner vie l'artiste les figes et les embaumes bien avant l'heure...
Site de l'artiste ici
Avec la série Joséphine, Arno Brignon propose, à mon sens, la partie la plus intéressante de l'exposition. Ces instantanés de vie de famille sont à la limite de l'image d'amateur, avec ces flou, ce grain de l'appareil bas de gamme... mais il y a ce "je ne sais quoi" qui retient l'oeuvre dans le champ de la photographie plasticienne. Un regard, une attention toute picturale, un défi à l'esthétique et aux convenances de la belle et bonne image photographique.
On pense bien sur à Nan Goldin, le pathos en moins.
Quand le technicien met à jour la vérité, simple et tendre, de la vie quotidienne, l'image ne peux pas mentir...
"Et c’est tout l’intérêt, du travail d’Arno Brignon , ce nouveau père mais déjà photographe affirmé que de s’interroger sur la possibilité de faire œuvre avec ce moment , si fort, mais si banal au fond, de son existence de papa, de photographe, de papa-photographe. (...)
Et c’est donc , non pas sur le mode (fièrement) affirmatif de sa paternité qu’il nous livre ces images, mais sur celui , plus interrogatif, de sa place dans cette étrange histoire d’amour à deux qui, d’un seul coup d’un seul, s’est transformée en figure triangulaire (...)
L’art d’Arno Brignon c’est de réussir à traduire photographiquement cette question de la place du père, beaucoup plus complexe, plus ambiguë qu’il n’y parait ! C’est pourquoi le flou ici, qu’il soit de mise au point, de bougé, ou de matière, n‘a rien d’un effet esthétique gratuit .Il dit fortement ce trouble qui s’empare du géniteur quand il se trouve confronté à la présence, au regard de ce qu’il a participé à mettre au monde. "
Site de l'artiste ici (On peut y voir une série sur Le pas de la Case)
Le site du château d'eau ici
dimanche 9 mars 2014
Quand les outils de communication tuent la communication...
Benjamin McMahon est photographe.
Sa dernière série photographique se passe de commentaire: des instantanés bruts pointant cette ineptie contemporaine qui consiste à être en lien virtuel avec le monde, par l'utilisation de nos smartphones, alors que tout autour de nous se trouvent des personnes vivants dans le monde tangible...
Le site de l'artiste ici
Sa dernière série photographique se passe de commentaire: des instantanés bruts pointant cette ineptie contemporaine qui consiste à être en lien virtuel avec le monde, par l'utilisation de nos smartphones, alors que tout autour de nous se trouvent des personnes vivants dans le monde tangible...
Le site de l'artiste ici
mardi 4 mars 2014
Tempus Fugit
La salle d'exposition du Govern expose du 19 février au 16 Avril, les trois artistes ayant représentés l'Andorre à la 55ème Biennale de Venise.
Un assez bon panorama des directions actuelles de l'Art contemporain, pour le meilleur et pour le pire...
Visite critique avec M Crayon ;-p
L'exposition s'ouvre sur une installation de l'artiste d'origine cubaine Javier Balmaseda. Dix chevaux naturalisés et dont les pattes ont été remplacés par des amortisseurs de voiture, remplissent le premier espace. Si la forme "spectaculaire" est efficace, le sens de l'oeuvre semble plus complexe, pour ne pas dire confus.
La seconde salle est de loin la plus intéressante, tant sur le fond que sur la forme. Samatha Bosque est originaire de Barcelone. Son installation mélange sculpture, peinture et nouvelle technologie dans une réflexion sur "cette profusion d'image provoquée par la substitution du dispositif argentine par celui du numérique".
Un assez bon panorama des directions actuelles de l'Art contemporain, pour le meilleur et pour le pire...
Visite critique avec M Crayon ;-p
| Toutes photographies: J. Rochedreux, sauf mention contraire |
Le véritable intérêt de l'oeuvre, à mon sens, réside dans le mur de dessins, qui nous montrent la genèse du travail.
Ainsi on peux voir, par le travail graphique, comment est née et a évolué le travail. Cela part d´études anatomiques de chevaux, très inspirées par celles de Léonard De Vinci, en allant vers des variations d'installation de l'oeuvre. Les formats et outils varient aussi beaucoup, d'immenses dessins au fusain jusqu'au petits croquis, traçant une véritable cartographie mentale.
La seconde salle est de loin la plus intéressante, tant sur le fond que sur la forme. Samatha Bosque est originaire de Barcelone. Son installation mélange sculpture, peinture et nouvelle technologie dans une réflexion sur "cette profusion d'image provoquée par la substitution du dispositif argentine par celui du numérique".
Le point de départ de ce travail est la découverte de négatifs sur plaque de verre datant d'avant 1888. Ces images en négatif vont être reproduites minutieusement à la peinture sur des toiles, rendant les personnages à échelle humaine, mais ressemblant plus à des fantômes, avec leurs yeux blancs, vide de tout regard.
Certains personnages ne sont que des silhouettes noires. On comprend rapidement que ce sont les sculptures, sorties de la toile, dans l'espace réel du spectateur.
Et pour véritablement voir ces images d'un autre siècle, il nous faut utiliser un smartphone, afin de les passer en positif.
Un très bon travail, à la fois esthétique et ludique qui questionne avec pertinence la mémoire et l'image à travers le temps.
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| Image issue du site de l'artiste |
L'exposition se termine avec une projection vidéo de l'andorrane Fiona Morrison. A mon sens la pièce la moins interessante. Il faut ici souligner que l'art vidéo est largement plébiscité par les artistes contemporains mais se trouve bien souvent "boudé" par le public dans les expositions. Il est vrai qu'il est difficile de s'imposer le visionnage d'images en mouvement au milieu d'une foule elle aussi en mouvement et de prendre bien souvent une narration en cours de route...
Ici nous avons droit, avec ces deux promenades, à tous les poncifs du genre: Narration en splitscreen, suite esthétisante de gros plans avec un filtre bleu comme la neige, piano dépressif déconstructiviste et réflexion sur le temps qui passe, la vieillesse et la mort... Trop convenu et trop mélodramatique pour questionner quoi que ce soit avec intelligence... Dommage car il suffirait de couper la musique et d'enlever ce filtre coloré pour laisser le spectateur choisir de réfléchir ou pleurer.
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| Image issue du site de l'artiste |
Une exposition à voir pour se forger sa propre idée...
Plus d'infos ici
lundi 3 mars 2014
Actualité des Arts Plastiques
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| © Roger Viollet/Getty Images |
Ses films sont reconnus pour leur caractère à la fois divertissants et expérimentaux.
Nous pouvons citer plusieurs films notables, tel que Hiroshima mon amour (1959), L'an 01 (1973, film collectif révolutionnaire dirigé par Jacques Doillon), Mon oncle d'Amérique (1980), Smoking/No Smoking (1993), le film chanté On connait la chanson (1993) ou le très saisissant court métrage sur l'Holocauste nazie Nuit et brouillard (1956).
Ci-dessous quelques extraits pour le plaisir des yeux et des oreilles...
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