vendredi 26 septembre 2025

Jeu point Bonus du 26 septembre au 3 octobre 2025

 Si vous trouvez la réponse à cette énigme avant vendredi prochain, vous gagnez un point bonus.

Laissez votre réponse en commentaire de ce poste avec votre prénom, la premier lettre de votre nom et votre classe (exemplePablo P. 6H).Tous les commentaires et la réponse seront publiés lundi prochain.

Quelle est le titre de cette célèbre gravure d'Albrecht Durer, visible en ce moment au Centre d'Art D'Escalades (CAEE) (réponse ici) ?




dimanche 21 septembre 2025

Le Néoplasticisme et De Stijl

 

Couverture du numéro 1 de De Stijl, octobre 1917
Emblème par Vilmos Huszar


Piet Mondrian, Lozenge Composition with Red, Gray, Blue, Yellow, and Black, 1925


Piet Mondrian, New-York city, 1942
Centre Pompidou, Paris


Théo Van Doesburg, Composition XI, 1917
Guggenheim NYC



Reconstitution d'un espace du salon de thé-pâtisserie de l'Aubette (S. Taeuber-Arp) Plus d'image de l'Aubette en lien


Escaliers de l'Aubette


Gerrit Rietveld, Chaise rouge et bleue, 1918



Sources de l'article




samedi 20 septembre 2025

Expositions en Andorre, septembre 2025

 Les expositions à faire ce week-end, en famille ou entre amis. Ne pas rater l'exposition du graveur le plus important de la Renaissance au CAEE d'Esclades, Albrecht Durer et l'ouverture de la biennale de Land Art à Sant Julia.

Les entrées sont gratuite partout (sauf au Thyssen pour les adultes).

















vendredi 19 septembre 2025

Créer la profondeur par la lumière

 La perspective atmosphérique est une technique utilisée par les artistes pour donner l’impression de profondeur dans un paysage. En observant la nature, on remarque que les objets éloignés semblent moins nets et plus clairs que ceux qui sont proches. Cela s’explique par la présence de particules dans l’air (comme la poussière ou l’humidité), qui diffusent la lumière. En physique, on sait que la lumière blanche du soleil est composée de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Quand elle traverse l’atmosphère, les particules dispersent surtout les couleurs bleues, ce qui donne cette impression de voile bleuâtre sur les montagnes lointaines. De plus, les couleurs des objets s’atténuent avec la distance : un arbre vert paraîtra plus grisâtre au loin, car la lumière réfléchie par ses feuilles est en partie absorbée ou dispersée par l’air. Les artistes reproduisent cet effet en utilisant des couleurs de plus en plus pâles et bleutées pour les éléments éloignés, ce qui crée une impression de profondeur réaliste dans leurs œuvres.

Léonard de Vinci a poussé cette idée encore plus loin avec le sfumato, une technique qui estompe les contours et les couleurs pour créer une transition douce entre les formes, comme si elles étaient enveloppées d’une légère brume. Cela permet de rendre les paysages ou les visages encore plus réalistes et mystérieux.

Sous l’eau, la lumière est absorbée et dispersée différemment : les couleurs rouges et orangées disparaissent les premières avec la profondeur, ne laissant que des teintes bleues ou vertes. Les contours des objets semblent flous et moins contrastés, comme voilés par l’eau, à cause de la diffusion de la lumière et des particules en suspension. (Texte réalisé avec l'aide du robot conversationnel français Le Chat)

Atelier de Léonard De Vinci, La Joconde, 1503-1516
Musée du Prado (Madrid)
Lors de la restauration de cette copie d'atelier, le décapage de la couche de peinture qui faisait office de fond à laissé apparaitre le paysage original, tel  qu'il devait être quand l'a peint Léonard De Vinci, sans l'altération des années (agressivité de la lumière sur les pigments, poussière et crasse incrusté dans les vernis...)

Léonard De Vinci, La Joconde (détail), 1503-1517
Huile sur toile, musée du Louvre, Paris


Laurent Ballesta, Tourelle de la Station Bathyale au-dessus d'un récif coralligène et d'une mostelle. Cap Canaille, Cassis (Bouches-du-Rhône), -68m, XXeme siècle, photographie
https://laurentballesta.com/


Diagramme expliquant l'absorption de la couleur sous l'eau.
Source Carpe easy shop


En résumé (pour le cahier):

Perspective atmosphérique et sfumato : En peinture, les objets lointains paraissent plus clairs, bleutés et flous à cause de la diffusion de la lumière dans l’air (ou l’eau), un effet que Léonard de Vinci a maîtrisé avec le sfumato pour estomper les contours. 

Physique et art : La lumière, absorbée ou dispersée par l’atmosphère ou l’eau, atténue les couleurs et les détails, inspirant les artistes pour créer l’illusion de profondeur.

mardi 16 septembre 2025

Le dessin contemporain: Support non traditionnels (première spécialité)

   

William KentridgDrawings for “Tango for Page Turning”, 2013 (detail)


Sol LewittWall drawing #1112
"
Dès la fin des années 1960, les « Wall drawings » de Sol Lewitt marquent une évolution décisive dans l’histoire de l’art. Traduisant des processus mentaux (thought processes) conçus au préalable par l’artiste, les dessins muraux sont ensuite exécutés directement sur les murs, pour la plupart, à l’échelle du lieu d’accueil. Les dessins muraux réalisés in situ existent pour le temps de l’exposition ; ils sont ensuite détruits, conférant ainsi à l’œuvre sous sa forme physique une dimension éphémère. Son contenu (ou concept) reste quant à lui identique d’une présentation à l’autre. La grande majorité des dessins sont conçus pour être effectués par d’autres que l’artiste : assistants professionnels habilités par l’atelier LeWitt et dessinateurs débutants en la matière sont invités à suivre rigoureusement les instructions et diagrammes mis au point par LeWitt."
(Source: Site du Lycée Darnet)


Sol Lewitt, Wall drawing#86 / Dix mille lignes d’environ 10 pouces (25 cm) de long ,couvrant le mur uniformément



L'artiste Wim Delvoye tatouant un cochon
"En 2010, Wim Delvoye décide de s’attaquer à la société de consommation. Pour cela, il crée une ferme en Chine, près de Pékin, pour y élever des cochons. Ces animaux seront le support de sa nouvelle œuvre « les cochons tatoués »."
(Source: esthétique du choc)

Wim Delvoye



Site de l'artiste
https://wimdelvoye.be/



Elisabeth Ballet, Cha cha cha, 2000-2001
Dessin à l'échelle de la rue par une mosaïque de pavé



Jean-Michel Basquiat alias Samo, graffiti sans titre, années 80
Photographie par Henry Flynt (version carte postale 1991)
Dessiner dans la rue est une constante du mouvement graffiti, que l'on peux retrouver chez Keith Harring, Jordane Saget, Mr Chat, Jerome Mesnager ou Vive la peinture.

mercredi 10 septembre 2025

Dessiner sans outils traditionnels. Références artistiques (première spécialité)

 















Autonomie de la couleur

La symbolique de la couleur dans les fresques antiques et médiévales
Dans les fresques de Pompéi ou les œuvres de Cimabue, la couleur n’était pas seulement esthétique, mais porteuse de sens. À Pompéi, le rouge (souvent à base de cinabre) symbolisait la puissance et la richesse, tandis que le bleu, plus rare et coûteux, était associé au divin et au ciel. Au Moyen Âge, Cimabue et les peintres de fresques religieuses utilisaient l’or pour évoquer la lumière divine, le bleu outremer pour le manteau de la Vierge, et le rouge pour le sang du Christ. Ces choix n’étaient pas arbitraires : ils reflétaient des codes culturels et religieux, et servaient à guider la lecture spirituelle de l’image.

La grande fresque de la villa des mystères à Pompéi. 
vers 70-60 avant notre ère
Détail de l'une des fresques représentant une bacchante et un satyre.
© Parco Archeologico di Pompei
Source


Cimabue, La Vierge et l'Enfant en majesté entourés de six anges (Maestà), XIIIième siècle
Musée de Louvre 


Le ton local

Le ton local désigne la couleur réelle et objective d’un objet, telle qu’on la perçoit sous une lumière neutre, sans influence des ombres ou des reflets. En peinture, il s’agit de la teinte de base qui caractérise un sujet (par exemple, le vert d’une pomme ou le bleu d’un ciel). Les artistes classiques, comme les peintres de la Renaissance, utilisaient souvent le ton local pour créer des représentations réalistes. 

Joseph Vernet, La ville et la rade de Toulon, 1756
Huile sur toile, 1,63 x 2,63 m Louvre
face, recto, avers, avant ; vue d'ensemble ; vue sans cadre
© 2015 GrandPalaisRmn (musée du Louvre) / Franck Raux



L’impressionnisme et la couleur
L’impressionnisme, mouvement artistique né à la fin du XIXe siècle, a révolutionné l’usage de la couleur. Des artistes comme Monet ou Renoir ont abandonné les contours nets et les tons locaux pour privilégier les effets de lumière et les impressions visuelles. Ils peignaient par touches rapides et superposées, utilisant des couleurs pures et complémentaires pour capturer la vibrance et les changements de lumière. Leur approche montrait que la couleur n’était pas fixe, mais dépendait de la perception et du moment.


Claude Monet, Soleil couchant à Etretat, 1883 


Albert Dubois-Pillet, Les bords de Marne à l'aube, 1886
Un article sur le pointillisme



Le contraste
Le contraste est un outil puissant en peinture pour créer du dynamisme et attirer l’attention. Il peut être chromatique (opposition de couleurs complémentaires, comme le rouge et le vert), ou tonal (opposition de clair et de foncé). Les artistes comme Van Gogh ou les fauves ont exploité les contrastes vifs pour exprimer des émotions intenses. Le contraste permet aussi de structurer une composition, en guidant le regard vers les éléments les plus importants.



Henri Matisse, fenêtre ouverte à Collioure, 1905


Othon FrieszPaysage de La Ciotat,1907


La saturation
La saturation désigne l’intensité ou la pureté d’une couleur : une couleur très saturée est vive et éclatante, tandis qu’une couleur désaturée apparaît terne ou grisée. En peinture, varier la saturation permet de créer des hiérarchies visuelles ou des atmosphères particulières. Par exemple, une scène de coucher de soleil peut utiliser des couleurs très saturées pour évoquer la chaleur, tandis qu’un paysage brumeux jouera sur des tons désaturés pour suggérer la distance ou la mélancolie.


André Derain, L'Estaque (Marseille), 1905

Henri-Charles Manguin, matin à Cavalière (Var), 1905



Le fauvisme est caractérisé par la systématisation de formes simplifiées, cloisonnées par des contours très marqués, et l'audace dans les recherches chromatiques. Les peintres ont recours à de larges aplats de couleurs pures et vives, et ils revendiquent un art fondé sur l'émotion. (Source Wikipédia)

Vassily Kandinsy, La vache, 1910

Vassilly Kandinsky, Sans titre, 1910
Première œuvre abstraite revendiquée comme tel de l'histoire de la peinture



Le monochrome est une approche artistique qui utilise une seule couleur ou une gamme très restreinte de teintes. Cette technique permet de se concentrer sur la forme, la texture, la lumière et la composition, sans la distraction des contrastes chromatiques. Dans l’histoire de l’art, le monochrome peut évoquer la simplicité, la spiritualité ou une recherche de pureté visuelle. Des artistes modernes comme Malevitch ou Klein ont poussé cette exploration à son paroxysme, mais déjà dans l’Antiquité, certaines fresques ou céramiques jouaient sur des nuances d’une seule couleur pour créer des effets de profondeur ou de rythme.


Ellsworth Kelly, Dark Blue Panel, 1981



   
L'exposition “Les derniers Soulages. 2010-2022” au musée Soulages à Rodez. (© Lionel Bonaventure / AFP)




Dans la peinture abstraite, la couleur devient un langage autonome, libérée de la représentation du réel. Des artistes comme Kandinsky, Rothko ou Soulages ont exploré la capacité de la couleur à exprimer des émotions, des énergies ou des idées pures. Pour Kandinsky, chaque teinte avait une résonance spirituelle et musicale, tandis que Rothko utilisait de vastes aplats colorés pour créer des expériences contemplatives, invitant le spectateur à plonger dans une émotion intime. Ici, la couleur ne décrit plus, elle agit : elle peut apaiser, troubler, ou même provoquer une réaction physique. L’abstraction permet ainsi à la couleur de révéler toute sa puissance expressive, indépendamment de toute forme reconnaissable.


Joan Mitchell, La GRande Vallée XIV, 1983

Sonia Delauney, Prisme éléctrique, 1914

Sophie Taeuber-Arp, Composition Horizontale, Verticale, 1916


   
Mark Rothko, Yellow Over Purple, 1956 


Frank Stella, Firvzabad, 1970

Niel Toroni, BMPT