"L’origine du mot "vert"est le latin viridis dérivé de virere : être vert, de même en italien ou en espagnol "verde" est aussi issu de viridis. Curieux, il s’écrit aussi "verd" en ancien français, il nous en reste verdir, verdeur, verdoyant… Par métonymie le nom masculin "le vert" et l’adjectif " vert" s’appliquent l’un et l’autre à des désignations spécifiques : on dira une sauce verte, une salade verte, des haricots verts, des plantes vertes, des pommes vertes… c’est à la fois le nom et la couleur.
Des teintes vertes se déclinent à l’infini de la plus jeune (pousses vertes) à la plus décomposée qui vire au gris ; ainsi beaucoup de nuances empruntent leur nom à qui la porte, tel que vert de mer, vert épinard, vert pistache, vert amande, vert tilleul, vert bouteille..." (source Almanart)
Références artistiques:
Paolo Veronèse, Lucretia, 1580-1590 109 x 90.5 cms Huile sur toile Kunsthistorisches Museum Wien| Austria Web Gallery of Art
Georges Seurat, Paysage marin à Port-en-Bessin, Normandie, 1888 Huile sur toile, 65.1 x 80.9 cm. Gift of the W. Averell Harriman Foundation in memory of Marie N. Harriman, National Gallery of Art, Washington D.C.
Johanes Itten a créé cette représentation du printemps, illustration pour l’enseignement au 1er Bauhaus
Ivan Messac, Coeur Ouvert, 1969 recrée l’ambiance médicale par son vert spécifique
Sandy Skoglund (1946, États-Unis) · Radioactive Cats. (Chats radioactifs) · 1980 · Photo · Epreuve à destruction de colorants, type Cibachrome
Olafur Elliasson, Green River, 1998-2001 Eliasson et ses assistants ont utilisé l’uranine, un colorant hydrosoluble utilisé pour tester les courants océaniques, afin de rendre vertes six rivières différentes, notamment les voies navigables de Brême, Stockholm, Los Angeles et Tokyo.
Ann Veronica Janssens, Lee 121, 2005 Brume artificielle et lumière
Ann Veronica Janssens, Lee 121, 2005, Installation view, Sucière. From the 8th Biennale de Lyon. Photo: Blaise Adilon.
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Quel artiste propose ce procédé de construction pour la réalisation d'une coupole et qui sera éxperimenté par les élèves lors du voyage MaRthematique ?
La peinture rouge est faite à partir de pigments (poudre colorée) mélangés à un liant (huile, eau + gomme, colle). Les pigments rouges peuvent être naturels (ocre, cochenille) ou synthétiques (cadmium).
Pour obtenir la peinture, on broie finement le pigment et on le mélange au liant jusqu’à obtenir une pâte lisse. On peut ensuite ajuster la teinte en ajoutant du blanc, du bleu ou du jaune.
Utilisée depuis la préhistoire, la peinture rouge sert à exprimer des émotions fortes ou à attirer l’attention.
Références artistiques:
Cueva de las Manos, (la grotte des mains) Río Pinturas, province de Santa Cruz en Argentine CC / MARIANOSECOWSKI / WIKIMEDIA.ORG
Martin Drölling, L’intérieur de cuisine, 1815 Pigment obtenus avec les coeurs momifiés des reines Anne et Marie-Thérèse d’Autriche, de Monsieur, frère de Louis XIV, du Régent Philippe d’Orléans, ou encore de Madame Henriette, fille de Louis XV. Musée du Louvre (source)
André Derain, La route qui tourne à l'Estaque, 1906
Couverture du magazine Life sur le film Les Hommes préfèrent les blondes (1953) Le rouge est aussi la couleur du Glamour
Affiche de Mai 68 La couleur rouge est marquée politiquement à gauche C'est la couleur du communisme et de la révolution
"Blood Swept Lands and Seas of Red" de l’artiste Paul Cummins, installation dans les douves de la Tour de Londres le 10 septembre 2014. Chacune des 888 246 coquelicots en céramique représente une victime alliée de la Première Guerre mondiale. Chaque coquelicot de l’installation sera vendu au bénéfice d'une oeuvre caritative. Source
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Qui sont les deux artistes présentés à la nouvelle exposition de la Sala Del Govern (Parc central) ?
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Combien de projections sont organisées cette année dans le cadre de la fête du Court Métrage (réponse sur le site en lien) ?
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Quelles sont les 6 dates des prochains Mercat de la Vall à Andorre-la-vieille ?
Au XVIIIe siècle, Venise, carrefour commercial et culturel entre l’Europe et l’Orient, devient le théâtre d’une transformation majeure : l’émergence d’un marché de l’art moderne, porté par la demande des « Grand Touristes » européens. Parmi ces artistes, Canaletto (1697–1768) incarne parfaitement cette époque charnière. Ses vues précises et lumineuses de Venise, destinées à une clientèle aristocratique ou bourgeoise en quête de souvenirs pittoresques, ne sont pas seulement des chefs-d’œuvre picturaux, mais aussi des produits de luxe, standardisés et exportables.
Canaletto et ses contemporains (comme Francesco Guardi ou Giovanni Battista Tiepolo) répondent à une demande croissante de paysages urbains, de scènes de genre et de portraits, alimentée par le phénomène du Grand Tour. Ces œuvres, souvent reproduites en série par des ateliers, deviennent des biens de consommation, échangés à travers l’Europe. Elles reflètent ainsi les prémices de la globalisation culturelle : Venise, grâce à son port et à son prestige, exporte son image comme une marchandise, tout en important des influences artistiques et des capitaux étrangers.
Canaletto, The Bacino di San Marco on Ascension Day, 1733-34, oil on canvas
Le XVIIIe siècle voit naître les premières structures du marché de l’art moderne : galeries, marchands spécialisés, ventes aux enchères (comme celles organisées à Londres par Christie’s, fondée en 1766). Canaletto, en collaborant avec des intermédiaires comme le marchand Joseph Smith, illustre cette professionnalisation. Ses tableaux, vendus à des collectionneurs anglais, allemands ou russes, deviennent des placements financiers autant que des objets esthétiques. Cette période marque donc l’émergence d’un capitalisme artistique, où l’œuvre n’est plus seulement un objet de dévotion ou de prestige, mais aussi un investissement.
En représentant les canaux, les palais et les fêtes vénitiennes, Canaletto et ses pairs capturent une société en pleine transformation : l’essor du commerce international, la montée en puissance d’une bourgeoisie marchande, et la financiarisation de l’art. Leurs œuvres, à la fois documents historiques et produits de luxe, témoignent de l’avènement d’une économie mondialisée, où la culture devient une ressource et une monnaie d’échange.
La série des Port de Joseph Vernet, avec ses nombreuses reproduction gravées vendues sur le marché de l'Art, s'inscrit pleinement dans cette tradition.
Joseph Vernet, Ville et la rade de Toulon, 1756
Au début du XXième siècle les artistes commencent à représenter massivement le monde urbain en expansion et la société industrielle. Les avant-gardes s'amusent aussi à intégrer des éléments issu du réel, par le collage puis l'assemblage. Avec l'invention du ready-made en 1917 par Marcel Duchamp, l'objet quotidien, industriel, change de statut et deviens oeuvre d'Art par simple dénomination de l'Artiste.
Hannah Hoch, Cut with the Kitchen Knife Through the Beer-Belly of the Weimar Republic, 1919
Marcel Duchamp, Fontaine, 1917 Signé Richard Mutt et proposé au premier Salon de New-York Photographie d'Alfred Stieglitz pour le revue the Blind Man, devant un tableau de Marsden Hartley représentant des combattants (The Warriors, 1913) alors que les États-Unis viennent d'entrer en guerre au nom du combat pour la démocratie. Ce document photographique constitue à ce jour la seule trace de « l'objet d'exposition refusé par les Indépendants » lors de l'exposition de 1917. Duchamp fait parti du comité d'organisation et la proposition, qui fait événement, pose la question de l'oeuvre d'Art.
Le Pop Art britannique, né au milieu des années 1950 avec des artistes comme Richard Hamilton et Eduardo Paolozzi, s’inspire de la culture populaire, mais avec une distance critique et ironique. Il puise dans les médias de masse, la publicité et la technologie, reflétant une société en pleine reconstruction après-guerre. L’œuvre emblématique de Hamilton, « Just What Is It That Makes Today’s Homes So Different, So Appealing? » (1956), illustre cette fascination pour l’abondance et la standardisation, tout en interrogeant les nouvelles normes sociales.
Richard Hamilton, Just What is It That Makes Today’s Homes So Different, so Appealing?, 1956 collage, 26 cm × 24.8 cm (Kunsthalle Tübingen, Tübingen)
Aux États-Unis, le Pop Art, incarné par Andy Warhol, Roy Lichtenstein et Claes Oldenburg, adopte un ton plus direct et spectaculaire. Il célèbre et critique à la fois la société de consommation, en reproduisant des objets du quotidien (boîtes de soupe, bouteilles de Coca-Cola) ou des icônes médiatiques (Marilyn Monroe). Warhol, avec ses sérigraphies, met en lumière la déshumanisation et la répétition, caractéristiques de la culture de masse américaine.
Andy Warhol, 32 Campbell’s Soup Cans, 1962 Présentées comme une série de tableaux identiques, alignés à la manière des rayons d’un supermarché, ces œuvres illustrent la standardisation de la société de consommation et la répétition mécanique de la production de masse. Warhol, en choisissant un produit industriel et universel, efface la frontière entre art et marchandise, tout en interrogeant la valeur esthétique et symbolique des objets les plus ordinaires. Cette série marque un tournant dans l’histoire de l’art, où le banal devient sublime, et où l’artiste se fait le miroir – et le critique – d’une culture obsédée par la consommation.
Andy Warhol, Green Coca-Cola Bottles, 1962
Plus tard Andy Warhol adopte la sérigraphie, une technique d’impression mécanique jusqu’alors réservée à la publicité et à l’industrie. Ce choix n’est pas anodin : il permet à Warhol de reproduire à l’identique des images, mimant ainsi les processus de production de masse qui caractérisent la société américaine des années 1960. La sérigraphie, avec ses contours nets et ses aplats de couleur, efface la trace de la main de l’artiste, soulignant l’idée de standardisation et de déshumanisation de l’art.En utilisant cette technique, Warhol transforme son atelier en une véritable « usine » de production d’images – la célèbre Factory – et brouille les frontières entre création artistique et fabrication industrielle. En somme, Warhol ne se contente pas de représenter la société de consommation, il en adopte les méthodes pour mieux en exposer les mécanismes.
Roy Lichtenstein, Interior with Mirrored Wall, 1963
Claes Oldenburg, Floor Burger, 1962, Art Gallery of Ontario, Toronto
Martha Rosler, Cargo Cult, de la série Body Beautiful, or Beauty Knows No Pain, vers 1967-1972, photomontage, Courtesy de l’artiste, Galerie Nagel Draxler Cologne/Berlin et Mitchell-Innes & Nash, NY
En France, le Nouveau Réalisme, fondé en 1960 par Pierre Restany et Yves Klein, se distingue par son approche plus matérielle et poétique. Les artistes comme Arman, César ou Daniel Spoerri utilisent des objets réels (compressions, accumulations, assemblages) pour créer des œuvres qui interrogent la réalité et la consommation. Contrairement au Pop Art, le Nouveau Réalisme insiste sur la trace, la mémoire et la transformation des objets, plutôt que sur leur image.
Arman, accumulation d'aspirateur
L'Art contemporain utilise d'avantage l'humour et la dérision pour questionner la société de consommation et le marché de l'Art.
Présence Panchounette, L'art à tout casser, 1990
Bertrand Lavier, sans titre 2012, une oeuvre de Calder sur un radiateur Calder
Barbara Kruger, I shop therefore I am, 1987, installation view, Hirshhorn Museum, photo: CC BY 2.0 by krossbow
Damien Hirst, For the Love of God, 2007 Il s’agit d’un crâne humain en platine, moulé à partir d’un crâne humain du XVIIIe siècle et recouvert de 8 601 diamants, dont un diamant rose de 52,4 carats incrusté sur le front. L’œuvre, inspirée par les vanités et la fascination pour la mort, interroge la valeur, la beauté et la marchandisation de l’art dans une société obsédée par le luxe et la consommation. Hirst pousse à l’extrême la logique de la valeur marchande en transformant un symbole de mortalité en objet de désir absolu, recouvert de diamants, matériaux ultimes du luxe et du capital. L’œuvre, estimée à 50 millions de livres sterling, questionne la frontière entre art et marchandise, entre valeur symbolique et valeur économique.
Wim Delvoye, Cloaca, 1997–2000
Il s’agit d’une machine complexe, conçue pour reproduire le processus de digestion humaine, transformant de la nourriture en excréments de manière mécanique et chimique. L’œuvre est souvent présentée comme une critique provocante de la société de consommation, de l’industrialisation du corps et de la marchandisation de l’art. Delvoye interroge notre rapport à la nourriture, à la surconsommation et à la transformation des produits en déchets. De grand cuisiniers sont parfois invité pour alimenter la machine. Le résultat final, des excréments artificiels, est parfois même vendu comme œuvre d’art, entre 6 000 et 15 000 euros. L'artiste a même émis des "obligations" de la société fictive "Cloaca absl" comme une parodie du système capitaliste, critiquant ainsi la marchandisation de l’art et la société de consommation.
Larva Labs studio, Cryptopunks, 2017 Générés par algorithme à partir de traits prédéterminés, les 9999 CryptoPunks, tous uniques, sont des jalons importants de l'apparition de la technologie NFT et de sa diffusion comme moyen de commercialisation d'œuvres numériques. Initialement gratuits, ils ont notamment joué un rôle essentiel dans la mise en place de la norme ERC-721, un standard de NFT qui a contribué au succès de cette technologie.