Incitation: Points de vue multiples, divergents, fragmentaires... Proposez une nouvelle vision de votre environnement.
Références artistiques:
Les systèmes de représentation de l'espace ne font pas toujours référence à une réalité objective (le monde tel qu'il est vu par le système oculaire) au profit d'une perception symbolique, mystique, politico-sociale ou poétique du monde.
En voici quelques exemples commentés
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| Bill Viola, Catherine's room, 2001 Dans son installation vidéo, Bill Viola s'est inspiré du retable de Bartolo ci-dessus, évoquant dans le même temps des instant différents de la journée sur plusieurs écrans (une technique nommée split-screen au cinéma, un article en anglais en suivant ce lien) |
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| Masolino da Panicale, Le péché originel, fresque murale, 1425, mur droit de la Chapelle Brancacci, Santa Marina del Carmine, Florence A la renaissance la perspective linéaire ou monofocale s'impose comme système de réprésentation "réaliste". (source) |
Arretons nous sur les limite de la perspectivemonofocale qui suppose que l’espace est représenté depuis un point de vue unique et fixe, comme si l’observateur avait un seul œil (d’où le terme "monofocale"). Or, la vision humaine est binoculaire : nos deux yeux perçoivent le monde sous des angles légèrement différents, ce qui nous permet de percevoir la profondeur et le relief. La perspective monofocale ignore cette dimension, créant une représentation artificielle de l’espace.
La perspective monofocale utilise des lignes de fuite et des points de fuite pour simuler la profondeur sur une surface en deux dimensions. Pourtant, cette profondeur est une construction mathématique : elle ne correspond pas à la façon dont notre cerveau perçoit réellement l’espace, surtout pour les objets proches ou en mouvement. C’est une convention qui donne l’illusion du réalisme, mais qui reste une abstraction.
Cette perspective impose une grille géométrique rigide pour organiser l’espace. Elle suppose que tous les observateurs voient la même chose depuis le même point, alors que la perception réelle varie selon la position, la taille, et même la culture de l’observateur. Elle est donc universaliste et normative, ce qui peut être considéré comme une illusion de neutralité ou d’objectivité.
Notre vision n’est pas seulement centrale : nous percevons aussi notre environnement de manière périphérique et mouvante. La perspective monofocale, en se concentrant sur un point de fuite central, néglige cette dimension, ce qui peut donner une impression de raideur ou d’artificialité dans la représentation.
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| FOUQUET Jean, Entrée de l'empereur Charles IV à Saint-Denis, Grandes Chroniques de France, enluminées par Jean Fouquet, Tours, vers 1455-1460 Paris, BnF, département des Manuscrits, Français 6465, fol. 442 (Livre de Charles V) Malgré la domination de la perspective linéaire, certains artistes expérimentent d'autres types de perspective comme la perspective conique, que l'on retrouve en photographie dans la pratique du Fish-eyes. |
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Jean Fouquet, L'empereur Charles IV de Bohême rencontre les dignitaires de Paris,
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| Peter Li Un article sur cet artiste ici |
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| Dans ses dessins d'espace intérieurs exigue, Florent Chavouet utilise aussi regulierement la vue en plongée ou en surplomb ce qui renforce le côté oppressant, surchargé ou intimiste. https://florentchavouet.blogspot.com/ |
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| David Hockney, pearblossom highway, 1986 Entre mosaïque et collage, l'artiste recompose l'image à partir de nombreuses photographies |


























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