vendredi 15 mai 2026

La vie en rose

  Incitation: La vie en Rose

Le pigment rose, autrefois rare et coûteux, a connu une évolution majeure grâce à la découverte de nouveaux colorants au XIXe siècle, comme le rose de quinacridone ou le rose de cadmium. À la Renaissance, le rose était souvent obtenu en mélangeant du rouge (comme le carmin) et du blanc, ce qui le rendait fragile et peu stable. Dans l’Art, le rose symbolise traditionnellement la douceur, l’amour et la féminité, mais il a aussi été utilisé pour évoquer la spiritualité (comme dans les fresques médiévales) ou la subversion (avec les œuvres pop art d’Andy Warhol ou les performances de Yoko Ono). Aujourd’hui, le rose est une couleur polyvalente, tantôt tendresse, tantôt provocation.

Critères de notations:

- Travail sur la couleur

- Plasticité

- Originalité

Références artistiques:


Raoul Dufy, 30 ans ou la vie en rose, 1931

Pablo Picasso, Les demoiselles d'Avignon, 1907
Moma New-York

Sandro Botticelli, Venus et Mars, 1483


Jean-Honoré Fragonard, L’Escarpolette, 1767
Peinture à l’huile – France – Wallace Collection, Londres

Mary Cassatt , La Toilette,1893
Peinture à l’huile – États-Unis – Musée d’Art moderne, Paris



Yto Barrada, Sans titre (Pink and Tan striped), 2022,
textile teint à la main, 215 x 181 cm, pièce unique
© Courtesy de l’artiste et Sfeir-Semler Gallery Beirut / Hamburg, © ADAGP, Paris


Joan Mitchell, Sans Titre, 1980


Andy Warhol, Sans Titre (série Marilyn), 1967


Jeff Koons, Balloon Dog (Magenta) (Ballon en forme de chien (Magenta), 1994-2000
© Jeff Koons / Pinault collection


Yayoi Kusama, A Bouquet of Love I Saw in the Universe, 2021,
Gropius Bau, Berlin. Photo: Luca Girardini.




jeudi 14 mai 2026

Le Jaune dans l'Art

 Incitation: Un petit jaune !

Dans l’art, le jaune est une couleur vive et lumineuse, souvent associée à la joie, à la lumière du soleil ou à l’énergie. Les pigments jaunes naturels, comme l’ocre jaune (issue de terres riches en oxydes de fer) ou le jaune de Naples (à base d’antimoniate de plomb), ont été utilisés depuis l’Antiquité. Au Moyen Âge, le jaune pouvait symboliser la trahison (comme dans les vêtements des judas dans les enluminures), mais aussi la richesse et le divin, notamment dans les dorures des icônes byzantines. Plus tard, avec l’invention de pigments synthétiques comme le jaune de chrome au XIXe siècle, les artistes impressionnistes, tels que Van Gogh, ont pu explorer des nuances plus intenses pour évoquer la chaleur et la vitalité.

Critères de notations:

- Travail sur la couleur

- Plasticité

- Originalité

Références artistiques:



Vincent van Gogh, Les Tournesols, 1889,
huile sur toile, Van Gogh Museum

 Johannes VermeerLa Jeune Fille à la perle, 1665,
Pays-Bas, peinture à l’huile


 GiottoLe Baiser de Judas, 1305,
Italie, fresque --> Robe jaune de Judas, symbole de trahison.



Cimabue, Maesta du Louvre, 1275

Berthe Morissot, Dans les blés, 1875


Masque funéraire de Toutânkhamon, XIVeme siècle avant notre ère



Représentation du Roi Soleil à Versailles sur les grilles du chateau 
Projet de Jules Hardouin-Mansard (reconstitution), 1680

Piet Mondrian, NewYork City, 1942


Vue de l'exposition au Grand Palais de la pionnière de l'Art Abstrait Hilma al klint

Olafur EliassonThe Weather Project, 2003,
Danemark/Islande, installation : Soleil artificiel jaune, expérience immersive de lumière et de chaleur.





vendredi 8 mai 2026

Jeu point bonus du 8 au 15 Mai 2026

       Si vous trouvez la réponse à cette énigme avant vendredi prochain, vous gagnez un point bonus.

Laissez votre réponse en commentaire de ce poste avec votre prénom, la premier lettre de votre nom et votre classe (exemplePablo P. 6H).Tous les commentaires et la réponse seront publiés lundi prochain.

Dans quel bâtiment historique se trouve le musée des mathématiques (MMACA) de Cornellà de Llobregat en catalogne ? 




mercredi 6 mai 2026

Les système de représentation de l'espace

 Incitation: Points de vue multiples, divergents, fragmentaires... Proposez une nouvelle vision de votre environnement. 


Références artistiques: 

Les systèmes de représentation de l'espace ne font pas toujours référence à une réalité objective (le monde tel qu'il est vu par le système oculaire) au profit d'une perception symbolique, mystique, politico-sociale ou poétique du monde.

En voici quelques exemples commentés

Le Jardin de Nebamon, Egypte, 1350 avant notre ère
 mur peint 61 x 74 cm Britsh museum
Les point de vues frontales et en surplomb se combinent pour donner la meilleur lisibilité possible d'un bassin peuplé de poisson et entouré d'arbres.


Andrea di Bartolo (1393-1394), Sainte Catherine de Sienne et Quatre soeurs du Tiers-Ordre Dominicain, 14ème siècle, peinture sur bois
Dans la peinture byzantine et médiévale, principalement dans les retables religieux, l'espace pictural est fragmenté en segments narratifs (à la manière d'une bande-dessinée) sans soucis de cohérence spatiale et proportionnel


Bill Viola, Catherine's room, 2001
Dans son installation vidéo, Bill Viola s'est inspiré du retable de Bartolo ci-dessus, évoquant dans le même temps des instant différents de la journée sur plusieurs écrans (une technique nommée split-screen au cinéma, un article en anglais en suivant ce lien)


Masolino da PanicaleLe péché originel, fresque murale, 1425,
mur droit de la Chapelle Brancacci, Santa Marina del Carmine, Florence
A la renaissance la perspective linéaire ou monofocale s'impose comme système de réprésentation "réaliste". (source)


Arretons nous sur les limite de la perspectivemonofocale qui suppose que l’espace est représenté depuis un point de vue unique et fixe, comme si l’observateur avait un seul œil (d’où le terme "monofocale"). Or, la vision humaine est binoculaire : nos deux yeux perçoivent le monde sous des angles légèrement différents, ce qui nous permet de percevoir la profondeur et le relief. La perspective monofocale ignore cette dimension, créant une représentation artificielle de l’espace.

La perspective monofocale utilise des lignes de fuite et des points de fuite pour simuler la profondeur sur une surface en deux dimensions. Pourtant, cette profondeur est une construction mathématique : elle ne correspond pas à la façon dont notre cerveau perçoit réellement l’espace, surtout pour les objets proches ou en mouvement. C’est une convention qui donne l’illusion du réalisme, mais qui reste une abstraction.

Cette perspective impose une grille géométrique rigide pour organiser l’espace. Elle suppose que tous les observateurs voient la même chose depuis le même point, alors que la perception réelle varie selon la position, la taille, et même la culture de l’observateur. Elle est donc universaliste et normative, ce qui peut être considéré comme une illusion de neutralité ou d’objectivité.

Notre vision n’est pas seulement centrale : nous percevons aussi notre environnement de manière périphérique et mouvante. La perspective monofocale, en se concentrant sur un point de fuite central, néglige cette dimension, ce qui peut donner une impression de raideur ou d’artificialité dans la représentation.


Piero DELLA FRANCESCALa cité idéale, dit aussi Panneau d’Urbino, tempera sur toile,
67,5 x 239,5,  entre 1475 et 1480, Galerie Nationale delle Marche, Urbino (Italie)
L'utilisation de la géométrie et donc des mathématique permet surtout aux artistes de s'affranchir de la dépendance aux Arts Mécaniques (artisanat) soumis à des taxes pour rejoindre les Arts Libéraux (intellectuels) aux cotés de la grammaire, de la musique et de l'astronomie.

FOUQUET JeanEntrée de l'empereur Charles IV à Saint-Denis,
Grandes Chroniques de France, enluminées par Jean Fouquet, Tours, vers 1455-1460
Paris, BnF, département des Manuscrits, Français 6465, fol. 442 (Livre de Charles V)
Malgré la domination de la perspective linéaire, certains artistes expérimentent d'autres types de perspective comme la perspective conique, que l'on retrouve en photographie dans la pratique du Fish-eyes.


Jean Fouquet, L'empereur Charles IV de Bohême rencontre les dignitaires de Paris, 
Grandes Chroniques de France, enluminées par Jean Fouquet, vers 1460
Paris, BnF, département des Manuscrits, Français 6465 fol. 442v. (Livre de Charles V) Sources


Peter Li
Un article sur cet artiste ici


Dans ses dessins d'espace intérieurs exigue, Florent Chavouet utilise aussi regulierement la vue en plongée ou en surplomb ce qui renforce le côté oppressant, surchargé ou intimiste.
https://florentchavouet.blogspot.com/


Dorothea Tanning, petite musique de nuit, 1943,
Huile sur toile © DACS, 2019
Fasciné par la psychanalyse et le subconscient, les surréalistes ont explorées des systèmes de représentation psychologique ou emmotionnels 


David Hockney, pearblossom highway, 1986
Entre mosaïque et collage, l'artiste recompose l'image à partir de nombreuses photographies


Andreas Gursky, 99 cents, 1999
L'image est recomposée à partir de nombreux clichés, assemblés et retravaillés pour donner une sensation d'hyperéalité qui représente d'avantage une époque et un système qu'un lieu précis








dimanche 3 mai 2026

Le sublime et le pittoresque

1. Le sublime : l’émotion face à l’infini et à la puissance

Le sublime, concept théorisé au XVIIIe siècle par les philosophes Edmund Burke et Emmanuel Kant, désigne une expérience esthétique qui dépasse la simple beauté : il suscite terreur, admiration ou vertige face à l’immensité, à la puissance ou à l’inconnu. En art, il se manifeste par des paysages grandioses, des scènes dramatiques ou des sujets qui évoquent l’infini (tempêtes, montagnes, océans déchaînés). Par exemple, les peintures de Caspar David Friedrich, comme Le Voyageur contemplant une mer de nuages, illustrent cette quête de transcendance, où l’homme, minuscule, est confronté à la nature démesurée.

Caspar David Friedrich, Le Voyageur contemplant une mer de nuages,1818,
Kunsthalle Hamburg.

Turner, Tempête de neige en mer 1842

Hans Gude, Hautes terres norvégiennes au lever du soleil, 1854


2. Le pittoresque : le charme du détail et de l’irrégulier

Le pittoresque, issu du terme italien pittoresco (qui peut être peint), valorise la beauté des scènes variées, asymétriques et pleines de détails évocateurs. Contrairement au sublime, il ne cherche pas à impressionner par la grandeur, mais à séduire par la diversité, la singularité ou l’anecdote. Les ruines, les villages, les paysages ruraux ou les scènes de genre en sont des exemples. Les aquarelles de John Robert Cozens ou les gravures de Piranesi captent cette esthétique, où l’œil est attiré par la richesse des formes et des couleurs, sans recherche de transcendance.


William Marlow (1740-1813), Avignon, le pont Saint-Bénézet,
huile sur toile, 37 
54 cm

Hubert Robert, Ruines d’une terrasse dans le parc de Marly, 1783

Piranesi, vue du temple de la concorde, Rome, 1774


3. Sublime et pittoresque : Labourage nivernais et Vue du port de Toulon depuis le mont Faron

Dans Labourage nivernais (1849), Rosa Bonheur transforme une scène rurale en une allégorie de la puissance et de l’harmonie entre l’homme et la nature. La composition monumentale, les bœufs imposants et la lumière dorée qui baigne la plaine évoquent une forme de sublime terrestre : l’artiste célèbre la grandeur du travail agricole, presque mythique, et suscite une émotion proche de l’admiration devant l’effort humain et la nature domptée. Rosa Bonheur bonheur, par un tour de force magistral lié au format et à la puissance des figures, sort la peinture animalière de sa condition charmante et pittoresque.

Rosa Bonheur, labourage Nivernais

Nathalie Micas, couple de lapins


À l’inverse, malgré le format imposant de l'oeuvre, Vue du port de Toulon depuis le mont Faron (1854) d’Horace Vernet relève du pittoresque par son attention aux détails topographiques et à la diversité des éléments du paysage. Le port, les navires, les fortifications et la végétation sont rendus avec une précision qui invite à une contemplation presque ludique, où l’œil se plaît à découvrir la richesse des formes et des activités humaines. Mais Vernet peindra le sublime dans ses scène de naufrage qui feront son succès.

Joseph Vernet, naufrage, 1759



Ainsi, Bonheur élève le quotidien vers l’universel, tandis que Vernet capture la singularité charmante d’un lieu et d’un moment.

samedi 2 mai 2026

Jeu point bonus du 2 au 8 mai 2026

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Quel pays est mis à l'honneur dans la nouvelle exposition de l'Era del Raser d'Ordino ? 



lundi 27 avril 2026

Noir c'est Noir

  Incitation: Noir c'est noir !


Critères de notations:

- Travail sur la couleur

- Plasticité

- Originalité

Références artistiques:


Rembrandt, La Leçon d'anatomie du docteur Tulp, 1963 
huile sur toile, 169,5 × 216,5 cm

Léonard De VinciSaint Jean-Baptiste, 1513-1516, 69x57 cm, huile sur bois, musée du Louvre

Henri MatissePorte fenêtre à Collioure, 1914



Kasimir MalevitchCarré noir sur fond blanc, 1915



Jackson Pollock, Lavender Mist n*1, 1950


Ad ReinhardtUltimat painting serie, 1960-67



Pablo Picasso, Guernica, 1936


Art SpiegelmanPrisoner on the hell planet est un court récit de 1972
Sur différents styles de BD lire l'article en lien


Andy Warhol, Mona Lisa, XXème siècle





Pochoir de MIss Tic, Paris



Multitude de tags et inscriptions


Laurence Weiner


Man Ray, Noire et blanche, 1926