mardi 6 mai 2014

Lumière !











Exercice exploratoire des élèves de 4ème.

Exposition


La photographie plasticienne, terme utilisé par Dominique Baqué, désigne les productions d'images qui utilisent la photographie en s'affranchissant de ses codes. Les oeuvres produites tendent plus vers l'artistique et la subjectivité que vers l'enregistrement scientifique et rationnelle du monde.

Pour approfondir sur la photographie plasticienne ici, ici et ici

lundi 5 mai 2014

Références artistiques

Références artistiques vues par les élèves de 3ème, sur le thème du corps, dans le cadre du projet d'expression corporelle avec l'EPS.






Avec sa série des One minute sculptures, Erwin Wurm se propose de réfléchir avec humour aux liens de la sculpture traditionnelle et de la performance.
A l'aide de photographie qui le mettent en scène, ou par des modes  d'emploi dessiné, il invite le spectateur à réaliser ces sculptures d'une minute, afin qu'il vive une petite expérience d'art qui lui fasse prendre conscience de son corps (équilibre, gravité...) et qu'il devienne lui aussi, un court instant, une oeuvre d'art éphémère.

Le groupe de rock Red Hot Chili Peppers s'est inspiré des oeuvres de l'artiste dans son clip Can't stop (2009).




Plus d'infos sur Erwin Wurm ici
Le site de l'artiste ici

dimanche 4 mai 2014

Musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg

Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg
Les grandes villes d'aujourd'hui sont d'une affligeante uniformité. En dehors des centres historiques on retrouve les mêmes architectures, les mêmes artères commerciales pleines des mêmes enseignes de grandes marques de vêtements, de sport, d'alimentation, de culture, les mêmes fast-food, les mêmes boulangeries, les mêmes tram, bus, vélos de location et piétons interchangeables...
Le constat est identique dans les musées d'art. Quelle collection n'a pas son Picasso, son Monet, son Arman ou son Viallat?

Sans sortir de ce triste état de fait, le musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg, a le mérite de se visiter rapidement et de proposer des outils pédagogiques pour comprendre certaines œuvres. 
Et la rencontre avec les œuvres reste le moteur qui donne tout son sens à mon métier.

Auguste Rodin, Le penseur, 1904, version en plâtre
François-Émile EhrmannŒdipe et le Sphinx, 1903

La collection permanente est organisée sur deux étages. La partie art moderne s'ouvre en bas sur un majestueux penseur de Rodin entouré de deux très mauvais Picasso. La salle impressionniste regroupe de très bonnes toiles, dont quelques grands formats, de Monet, Gauguin, Signac ou Valloton. Une petite salle anecdotique Art Déco présente une amusante fontaine, du mobilier, un panneau de marqueterie et une toile symboliste d'une excellente maîtrise picturale de François Émile Ehrmann. 
On trouvera ensuite beaucoup de productions abstraites, ce qui donne une vison assez étroite et caricaturale de la modernité (mais des travaux en cours m'ont peut être occulté un certains nombre d'œuvres). D'inintéressants Kupka et de médiocres Kandinsky précédent une salle très belle mettant en regard des vitraux De Stijl de Théo Van Doesburg et des travaux de Sophie Tauber-Arp.

Théo Van Doesburg, triptyque en vitrail

Le point fort de la collection est un ensemble de magnifiques sculpture d'Hans Arp, accompagné d'activité et de panneaux pédagogiques amusants et intelligents. Ses formes organiques polies dans le marbre dégagent une aura onirique et émotionnelle troublante.
Quelques travaux dada et surréalistes nous replonge dans une certaine forme de figuration, avec la folie Boschienne de Victor Brauner, le dandysme freudien de Max Ernst et une amusante toile recto-verso de Piacbia. Cet étage se termine sur de mauvais exercices d'abstraction (Aurélie Nemours!).


Hans Arp, nombril et deux idées, 1932, plâtre
Victor Brauner, Atrapulsion ou l'ébullition des virgules introplasmiques, crayon et aquarelle sur papier

L'étage offre un panorama restreint mais instructif des pistes contemporaines depuis les années 60. Quelques nouveaux réalistes (Hains, Arman, Deschamp et un tout petit Tinguely). Un face à face entre support-surface et BMPT. On remarquera par ailleurs que certaines œuvres, comme celles de Buren, ont déjà très mal vieillit. Ce n'est pas le cas des œuvres de Toroni qui est peut être le seul véritable peintre du groupe. Bertrand Lavier s'immisce avec brio dans plusieurs salles, avec un piano et un frigo peint (chez les nouveaux réalistes), une très amusante œuvres à 4 mains, avec Toroni justement, et le très beau mural jaune soleil faisant face à un monochrome conceptuel de Claude Rutault. Pour le reste, ma mémoire s'étiole car la muséographie part dans tous les sens: quelques toiles hyperréalistes, un Penk, la démarche peu mise en valeur de l'excellent Jean-Luc Moulène et un ensemble de très belles pièces en argile de Franck Scurti.

Franck Scurti, Empty world, 2008, Modelages en argile doré à la feuille d'or et ceintures 
En bas une pièce regroupe les peintures, trop peu connues, du célèbre illustrateur Strasbourgeois Gustave Doré, dont un monumental Christ quittant de prétoire, qui n'a rien à envier à David ou Géricault.

Gustave Doré, Christ quittant le prétoire, 1867, huile sur toile

Le musée s'offre aussi le luxe de prendre un chemin de traverse dans la très sérieuse actualité parisienne autour de cet artiste avec une exposition temporaire très rafraîchissante: Doré & Friends. On y trouvera des connexions entre la préhistoire de la bande-dessinée créé par Doré, TÖpfer, Allais et d'autre et des dessinateurs contemporain comme Blutch, Winshulss ou Willem. Devant les planches originales de ces derniers il devient indéniable que le 9ème art a sa place dans les musée d'art vivant.



Une autre exposition temporaire présente une rétrospective d'un pionnier méconnu de l'art vidéo français, Robert Cahen, dont le travail prend naissance dans les expérimentations du Groupe de Recherche Musicale sur la transposition de la musique concrète en images.
On y trouvera quelques idées intéressantes dans les dispositifs de présentation et de projection, à partir d'images et d'idée très simples et très poétiques.




De toute façon, il y a toujours quelques chose à prendre dans une œuvre, même ses défauts, afin de ne pas les réitérer...



Plus d'infos sur le musée ici
Un  article du monde sur Gustave Doré ici

vendredi 2 mai 2014

Exposition au centre d'Art d'Escaldes-Engordany


Pour fêter les 20 ans de sa première exposition, l'artiste andorrane zoé (Eva Martinez), présente une sélection d'œuvres rétrospectives, au centre d'art d'Escaldes-engordany.
J'ai surtout été intéressé par les peintures d'avant 2000 qui mêlent fragments de corps en grisaille, tel des marbres antiques, à des abstractions d'espaces et un beau travail de la matière picturale. (On pense un peu à De Chirico)
Ce qui viens après 2000 m'intéresse moins car ces visages et ces personnages bariolés, tombent dans le registre de l'art singulier, cet art brut de lettrés, cet art naïf qui se fait habile. Bien sur il y a là une belle maîtrise picturale, un vrai métier de peintre, un univers certain et personnel qui se construit par de multiples strates et couches de peinture, matière, collages et dessins. C'est un travail d'une grande sincérité qui fait plaisir à voir.
Une peinture franche, émotive et irréprochable.
Le reste est une question de goût personnel.




Plus d'infos sur l'exposition ici
Le site de l'artiste ici
Sur l'art singulier ici

jeudi 1 mai 2014

L'oeuvre de la semaine

Léonard de Vinci, La dame à l'hermine, 1490, huile sur bois, 54x39cm
La dame à l'hermine est une des première toile de la maturité artistique de Léonard de Vinci. Ce portrait, peint 15 ans avant la célèbre Mona Lisa, comporte déjà tous les éléments qui deviendront la signature du maître italien: mouvement spiralaire de la figure, estompage des contours (le sfumato), position di spalla (d'épaule)...

Après avoir quitté sa Florence natale, où il n'arrive pas a s'imposer face à Botticelli, Léonard de Vinci trouve refuge à la cour du prince de Milan, Ludovic Sforza. C'est très sûrement à sa demande qu'il a peint ce portrait, dont on pense qu'il représente la maîtresse du peintre, Cecilia Galleriani (l'hermine est le symbole du prince).

Portrait de Ludovic Sforza (detail d'un panneau plus grand), 1495, auteur non identifié.

Tout en suivant les code à la mode, importé du nord de l'Europe par A. de Messine (visage de trois quart en buste, fond noir...), Léonard va révolutionner le genre du portrait.
Son innovation tiens surtout dans le mouvement en spirale imperceptible qui habite ses figures. Ici le mouvement commence dans le buste, se poursuit dans le sens opposé avec le cou pour se terminer dans le regard de la femme.
Ce regard d'amour qui se poursuit dans le hors-champ et qui s'adresse, peut-on supposer, à son amant, Ludovic Sforza.
Pour Léonard de Vinci, ce mouvement du sujet exprime ses émotions, car la peinture doit être un "miroir de l'âme".

Antonello de MessinePortrait d'homme (faux autoportrait), 1473, 35,5 × 25,5 cm, huile sur bois

Un petit document qui analyse le portrait chez Léonard de Vinci ici
Sur le tableau ici

VI Mostra d'Arts Plastiques d'Andorre: PARTICIPEZ!


Le prix Sergi Mas 2014, organisé par le Govern d'Andorra, est ouvert à tous les résidents de 16 à 29 ans.
Les peintures, dessins, sculptures, vidéo et photographies sont à présenter au département de Joventut avant le 16 mai.
Il n'y a pas de thème imposé.
Le gagnant se vera remettre une bourse de 2 000 euros.

Toutes les infos ici

vendredi 18 avril 2014

Expression corporelle, travail transdiciplinaire



Travaux de notation plastique en regard d'une création chorégraphique réalisée en EPS par une classe de 3ème.

jeudi 17 avril 2014

Têtes de caractères







Morceaux d'exercices des élèves de 4ème sur la variété des formes et expressions d'un visage.
Pardonnez le flou des prises de vues...

L'oeuvre de la semaine (partie 2)

BMPT, exposition du groupe Buren Mosset Parmentier Toroni au salon de la jeune peinture à Paris 1967
Comme nous l'avions vu avec Ben dans la partie 1, les artistes des années 60 se posent moins la question de savoir ce qu'est l'Art que de savoir quand y a t'il Art.

Un groupe de peintres abstraits, BMPT (pour les initiales des peintres le constituant: Daniel Buren, Olivier Mosset, Michel Parmentier et Niele Toroni), va proposer une série d'actions radicales pour éprouver les limites de la peinture.


Lors du vernissage de l'exposition, chaque peintre va réaliser une toile abstraite, au milieu du public, et l'accrocher au mur.
Mais avant la fin la fin du vernissage les toiles seront décrochées et les artistes ajouteront à la suite de leur nom une banderole: Buren, Mosset, Parmentier, Toroni n'exposent pas.
Durant toute l'exposition on ne pourra voir que cette banderole.



En refusant d'exposer mais en réalisant l'acte de peindre devant le public, BMPT affirme que l'Art n'existe que lorsqu'il en train de se faire. Pour eux l'Art se trouve dans l'acte de peindre et non pas dans le tableau accroché au mur qui n'en est que la trace, le souvenir.
En cela la proposition est proche de la performance.

Texte écrit par les artistes et distribué pour inviter le public à l'exposition

Plus d'information sur cette action ici