samedi 22 mars 2014

Histoire des arts: Joseph Beuys, I like america and america likes me


I like Amercia and Amercia likes me est une performance réalisée en 1974 par l'artiste allemand Joseph Beuys, lors d'une exposition qui lui fut consacrée à la galerie René Block de New-York (USA).

Cette oeuvre, vivante et éphémère, envoie un double message fort à la société américaine:
1- La guerre menée au Vietnam par les Etats-Unis doit être abandonnée.
2- Le modèle occidentale ne sait pas vivre en harmonie avec la nature et impose sa présence avec violence, sur toute la surface du globe.


Joseph Beuys est un artiste Allemand très engagé politiquement, notamment sur des question d'économie et d'écologie.
Une biographie très complète ici.

La performance I like America... se divise en deux partie: le trajet et l'action dans la galerie.


Pour le trajet, Beuys va être transporté de chez lui, en Allemagne, jusqu'à la galerie new-yorkaise, allongé sur une civière, en ambulance, les yeux bandés.
Ainsi par son refus symbolique de poser un pied sur le sol américain (en dehors de la galerie d'Art qui est un lieu neutre et universel), il manifeste son désaccord avec la guerre menée au Vietnam par les Etats-Unis.


Une fois arrivé dans la galerie, l'artiste va cohabiter durant trois jours avec un coyote sauvage capturé dans le désert.
Ainsi il questionne, d'une manière générale, les rapports de l'être humain avec la nature.


Durant les trois jours, Joseph Beuys va essayer d'apprivoiser cet animal sauvage. Ainsi il propose une vision de la vie plus en harmonie avec la nature.
Mais surtout le choix du coyote n'est pas innocent.
En effet le coyote est un animal sacré pour les indiens d'Amérique du nord. Hors ces indiens ont été massacrés, de même que les coyotes, par les colons blancs occidentaux, à la découverte du nouveau continent.


L'oeuvre, sous la forme de l'action d'apprivoiser un coyote sauvage, serait donc une tentative pour réconcilier les deux peuples, ou du moins pour demander pardon et panser les blessures.

Il y' a donc un message politique fort, mais lancé sur un mode symbolique et poétique, assez inspiré par le chamanisme amérindien.


Pour Beuys l'experience artistique, l'action réalisée devant un public, et médiatisé (TV, journaux...), a plus de portée qu'un objet d'Art (peinture, sculpture) destiné aux musées.

Pour lui le plus important dans une oeuvre, c'est son message et sa capacité à améliorer l'être humain.


Une description assez détaillée de la performance ici.
Ci-dessus des extraits video de la performance.

vendredi 21 mars 2014

Modelage: l'argile

















Travaux en volume dans le cadre de l'histoire des arts (antiquité greco-romaine), par les élèves de 6ème.

jeudi 20 mars 2014

Vues d'atelier













Vues de la salle d'Arts Plastiques comportants divers travaux de collégiens et lycéens.

L'oeuvre de la semaine

Robert Filliou, La Joconde est dans l'escalier, 1969
Avec ce ready-made, dans la grande filiation de Marcel Duchamp, l'artiste et poète belge Robert Filliou désacralise le célèbre tableau de Léonard de Vinci.
En présentant La Joconde comme la concièrge de l'Art, il attaque l'importance accordée au tableau le plus connu de l'histoire et nous la présente comme une femme banale.

Les attaques contre la tableau sont nombreuses dans l'histoire du XXème siècle. Kasimir Malevitch est le premier, en 1914, à s'en prendre à l'oeuvre la plus représentative de la figuration classique.
Plus près de nous, Vik Muniz s'amuse à faire apparaitre cet icône dans de la confiture ou du beurre de cacahouète, parodiant du même coup la version d'Andy Warhol... Une histoire sans fin.

Kasimir Malevitch, Composition avec Mona Lisa, 1914, huile et collage sur toile
Vik Muniz, Double Mona Lisa, After Warhol, (Peanut Butter + Jelly), 1999, Photographie cibachrome

Plus d'infos sur Robert Filliou ici
Le site de Vik Muniz ici