jeudi 9 juin 2016

L'oeuvre de la semaine: Attention fragile !

Pour l'exercice de cette séquence nous avons travaillé sur la notion de fragilité.
D'une part avec l'idée d’équilibre instable, d'autre part avec l'utilisation de matériaux fragile comme le verre.

Peter Fischli et David Weiss ont réalisés la série photographique Quiet Afternoon (équilibre) entre 1984 et 1987.
"En empilant des objets improbables (bouteilles, carottes, courges, assiettes) d’une manière à défier la gravité et en les photographiant avant qu’ils ne s’effondrent, Peter Fischli et David Weiss s’en prennent avec une ironie décapante au genre de la nature morte." (le temps.ch)

Certaines images ne sont pas sans évoquer les mobiles de Calder et l'n ne peux ignorer, dans le cadre du programme, l'utilisation de fragment de bicyclette.










A la suite de ce travail est né une vidéo pleine d'humour et de suspense: le cours des choses (1988). (extrait ci-dessous)




A la même époque, Claes Oldenburg et Coosje Van Bruggen conçoivent cette sculpture monumentale composés de trois outils en équilibres (Balancing tools, 1981-84). 
Les deux duos d'artistes se sont-ils influencés mutuellement dans ces propositions ?
L'oeuvre se trouve devant le Vitra design Museum, en Allemagne, de l'architecte Frank Gehry, a laquelle elle fait écho. L’architecte et le couple américain partage des points de vues sur l'architecture qui les ont amenés plusieurs fois à collaboré, sur des bâtiments, des sculptures ou des performances (nous aurons l'occasion d'y revenir).

Balancing Tools
Balancing tools (Outils en équilibre) 1984 sculpture, à côté musée Vitra, Charles Eames str., Weil am Rhein (AllemagneGermany), Bâle, Suisse Switzezrland


Dans un registre différent, certains artistes vont utiliser des matériaux fragile, donnant un caractère précieux ou alors dangereux à l'oeuvre, en fonction de son échelle. Quelques exemples utilisant le verre.



Duchamp Marcel, 50 cc d'air de Paris, 1919, ampoule de verre emplie d'air, H 13,3 cm, Philadelphia Museum of Art
 "Il s'agit d'une fiole pharmaceutique en verre, détournée de son usage habituel et "remplie" de ce fameux air supposé spécifique à la capitale. Ironique, comme toujours, mais également poétique. Comment réduire l'air à une notion géographique, comment emprisonner un élément volatile et l'exposer telle une oeuvre d'art?" (le blog de l'Art)


Baptiste Debombourg, CESIUM, 2009, installation à la fois fragile et inquiétante, tant le débrit de verre évoque aujourd'hui l'accident, le chaos, la destruction, qu'il soit d'origine terroriste ou naturel. 


N Barondeau (artiste verrier), INSTALLATION EN CAMARGUES SUR LE THEME DU SON                                       
                                      « In Situ » Cultures Nomades Productions 2012                                                          
Cette installation suggère la forme empirique d’un instrument et représente une évocation imaginaire de la musique. En s’entrechoquant, les lamelles de verre émettent un son musical

Claude Parmigiani

La fragilité de l'oeuvre peux aussi de son caractère évanescent. On peux citer l'installation de Bill Viola, The veiling (1995).
"Deux projections vidéo en couleur depuis les extrémités opposées d’une grande salle obscure, à travers neuf grands voiles suspendus au plafond. Une œuvre qui suggère un rêve flottant, avec ses neuf grands voiles sur lesquelles sont projetées les images d’un homme et d’une femme." (Source ici)





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