« Le paysage est l'expression observable par les sens à la surface de la Terre de la combinaison entre la nature, les techniques et la culture des hommes. Il est essentiellement changeant et ne peut être appréhendé que dans sa dynamique, c'est-à-dire dans le cadre de l'Histoire qui lui restitue sa quatrième dimension. Le paysage est acte de liberté. »
Jean Robert Pitte
Jan Van Eyck, La vierge du cahncelier Rolin, 1435 Huile sur toile, 66x62cm, Musée du Louvre --> Pas un paysage réel mais une composition réaliste. Paysage comme décors
Claude Gelé, dit Le Lorrain, Port de Mer avec l'embarquement de la reine de Saba, 1648 149,1x196,7 cm, National Gallery, Londres (UK) --> Le paysage (un port imaginaire) prend le pas sur le sujet du tableau (un épisode de l'histoire de la reine de Saba et du roi Salomon, raconté dans la Bible et le Coran). Paysage Classique que l'on retrouve aussi chez Nicolas Poussin. Article wikipédia sur ce tableau
Hubert Robert, Vue imaginaire de la Grande Gallerie du Louvre en ruine, 1796 Huile sur toile, Musée du Louvre --> Paysage comme métaphore du temps. Lien avec la chute de l'Ancien Régime et la Révolution. Mise en scène d'œuvres réelles :
Avec la pyramide de Caïus Cestius, le temple de Minerva Medica, l’obélisque d’Auguste (piazza del Popolo) et les colonnades du forum de Nerva
Théodore Rousseau, Étude de rochers et d'arbres, 1829 huile sur toile, 53 x 70, musée des Beaux-Arts de Strasbourg --> Ecole de Barbizon (foret de Fontainbleau) au coté de Corot, Millet, Daumier, Dupré. Le paysage deviens sujet.
Wassilly Kandinsky, La vache, 1910 --> Modernité. Refus du TON LOCAL. Passage vers l'abstraction. Liberté des formes et des couleurs. Expressivité de la peinture.
James Turell, Roden Crater, depuis 1977 Arizona --> Le paysage deviens support (Richard Long) ou matériaux de l'œuvre (Nils Udo, Andy Glodsworthy), dans des œuvres crées IN SITU, notamment dans le Land Art
Le 20 octobre, la plus grande œuvre d’art participatif en France propose un nouveau rendez-vous autour du thème « La couleur de mes rêves ». Sur des fils tendus dans l’espace, les participants de cette manifestation artistique sont invités à accrocher leurs réalisations (dessins, peintures, photographies, collages, etc.). Avec pour cadre le format universel A4, chacun va suspendre sa réalisation à la corde à linge installée par un collectif de quartier, une collectivité locale, un établissement scolaire, un musée ou centre d’art… afin de réenchanter le quotidien. Ces fils entre les hommes seront tendus dans 118 pays et 5 continents. Prioritairement dans des établissements scolaires où cette pratique artistique partagée est un outil pour tisser des liens dans une communauté éducative. Il est encore temps d'y participer...
Comment coule-t-on un sol en béton ? Comment isoler un bâtiment du froid et du chaud ? Quels sont les outils nécessaires à la réalisation du chantier ? Pourquoi faut-il un architecte pour construire un bâtiment ? Quel est son rôle, avec qui travaille-t-il ? Une maison se construit-elle comme une école ? Et comment être sûr que celle-ci ne s’écroule pas une fois finie ? Comment dessine-t-on une façade ou l’intérieur d’un édifice ? Comment faire partager l'amour des monuments, des maisons, de l'architecture ? Les éditions du patrimoine publient Archi et Basile, une collection de livres jeu sur l'architecture. Destinée aux écoliers (à partir de 7 ans), la collection propose deux titres : Chantier en cours, qui explique la construction d'une maison, et Permis de construire qui explique le rôle de l'architecte. Remarquablement illustrés, proposant des jeux, des dessins , des activités, ces deux volumes sont une parfaite réussite. Avec ces ouvrages vous ferez aimer l'architecture.
Sophie Bordet-Petillon et Rémi Saillard, Archi et Basile : Chantier en cours !, éditions du patrimoine, ISBN : 9782757707487, 14,90€
Sophie Bordet-Petillon et Rémi Saillard, Permis de construire, ISBN : 9782757707470, 14,90€
Peut-être, dans un futur plus ou moins proche, ferez-vous construire votre maison sur un promontoire rocheux, face à un paysage splendide. Si vous cherchez alors l’inspiration pour le design de votre luxueuse habitation, le site This House Does Not Exist propose une galerie de villas de rêve. Les photos ont en commun d’être toutes générées par une intelligence artificielle. Chaque photo s’accompagne de mots-clés vous permettant de n’afficher par exemple que des maisons avec jacuzzi. Parce que vous avez le droit de rêver. (source: Newletter Brief.me)
Le skateboard, tout comme le graffiti ou le Hip-hop, fait partie des cultures urbaines. Les magazines, codes vestimentaires, graphismes des planches et vidéos de skate ont donné à cette culture une place importante à l'image.
De nombreuses personnes issues de cette culture sont devenus des artistes reconnus, par exemple le street artiste Shepard Fairey (Obey). Beaucoup, comme l'artiste contemporain Raphael Sarka ou le peintre Dalek ont gardés un lien fort avec cette discipline sportive. Dans les films du photographes contemporain Larry Clark la culture skate à une place importante. D'autres, comme l'architecte Zaha Hadid, y reste attaché à un niveau peut être moins visuel mais tout aussi interessants.
Quelques photographes se sont spécialisés dans la capture d'image de skateurs.
Affiche réalisée par Obey
Joe Brook, photographe pour Trasher Magazine @photojoebrook
Grant Bittain est un pionnier de la photographie de skate @jgrantbrittain
Planche de skate designée par le peintre Dalek
Peinture sur planches par de street artiste Jef Aerosol
Série par la street artiste Miss Tic
Raphael Zarka est un artiste contemporain dont les sculptures en bois ou fer s'inspirent du mobilier urbain. Il invite parfois des skateurs à les utiliser lors de ses expositions
Raphael Zarka a aussi sorti un livre issue d'une série photographie où des skateur utilisent des sculptures d'Art dans la ville Riding modern art, 2017
Michel Majerus,if we are dead, 2000, Cologne
Dans cette installation, l'artiste réalisa ses peinture sur une rampe de skate de 42 mètres installé dans la galerie d'Art
Madneom est un artiste qui réalise des sculptures skatables.
Il est aussi l'auteur d'un skate park original pour le festival de musique mteal hellfest http://www.madneom.com/
Madneom
Environnement artistique par Madneom
Skatepark avec les sculptures de Madneom
Madneom
Skatepark du Hellfest
Maquette du skatepark du Hellfest
Construite en 1912 par l’architecte Manuel del Busto dans la commune de Llanera en Espagne cette église était abandonnée depuis de nombreuses années et commençait à s’écrouler jusqu’à ce qu’elle soit récupérée par un collectif qui l’a rénovée pour en faire un skatepark public recouvert par les fresques géométriques et colorées de Okuda San Miguel.
Zaha Hadid est une architecte qui s'inspire des courbes fluides des skatepark pour réaliser ses bâtiments
Mauquette de rampe de skate par Zaha Hadid
Pour terminer quelques vidéos et documentaires ou Art et Sakte se mêlent
Ecole et culture : Où passe le 1% culturel ? Un triste exemple de destruction des oeuvres d'art confiées aux établissements scolaires dans le cadre du 1% culturel est donné par Le petit bleu. Le lycée agricole Etienne Restat de Sainte Livrade (Lot et Garonne) a reçu en 1957 une sculpture de Robert Rigot confiée au titre du 1% culturel institué en 1951. Or , selon le quotidien, la sculpture aurait été détruite à la masse par des élèves à la demande de la direction de l'établissement en 1973. " Par dizaines, des œuvres ont disparu des bâtiments publics. Recenser ce «musée invisible» prendra du temps". http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2018/06/19062018Article636649890754750150.aspx
Dessin d'élèves de 5ème en perspective cavalière. Il fallait dessiner une ville idéale en s'aidant d'une grille tracée au préalable. L'idée de ce sujet m'est venue devant des travaux affiché dans la salle d'Arts Plastiques du collège de Thuir lors d'un stage en 2017 (il faut rendre à César...).
"Aux environs de 1560, à Maser, les frères Barbaro, une des plus grandes familles de Venise, demandent à l'architecte Andrea Palladio de leur construire une maison de campagne et au peintre Véronèse d'en décorer les murs. Ancien tailleur de pierre, l'architecte invente un nouveau type de résidence rurale, moitié palais, moitié ferme. La villa palladienne est une révolution. Pour la première fois, la grande architecture se préoccupe de fonctions et d'habitat, cherchant à lier le beau et l'utile, la colonne de temple et la grange..." (Source Arte vidéo)
Au rez-de-chaussé se trouvent les parties fonctionnelles, cuisines, écuries, chambres des domestiques et à l'étage un palais en miniature avec salle de réception et chambres luxueuses.
La forme de la villa est d'inspiration antique avec ses colonnes et son fronton en façade mais les matériaux sont plus bon marché que le marbre des palais: de la brique et du stuc.
La forme que diffuse Palladio dans toute l'Italie, grâce à ses traités d'architectures où reproduit des plans précis, reste célèbre sous le nom d'architecture palladienne et sera largement utilisé jusqu'à aujourd'hui. Le maison blanche aux États-Unis en est un exemple typique.
Axonométrie et vue de l'intérieur de la partie centrale du premier étage
Dessin de la façade
Plan des volumes
Le plan par Palladio dans son traité d'architecture
Quelques maquettes de la villa trouvées sur internet
Peter Eisenman and Matthew Roman, Villa Barbaro Maser Model, 2012
L'Aubette
"En 1765, Louis XV confie la modernisation de Strasbourg à l’architecte Jacques-François Blondel (1705-1774). Les nouveaux plans d’aménagement qu’il conçoit comprennent la création d’une place centrale (actuelle place Kleber) encadrée de deux bâtiments monumentaux. Faute de ressources, un seul des bâtiments est finalement réalisé. Le bâtiment a une vocation militaire ; il abrite un corps de garde, la Chambre des logements militaires ainsi que la Chambre de la Maréchaussée. L’ensemble est désigné "Aubette" en raison des relèves de la garde militaire qui s’effectuent chaque jour à l’aube devant le bâtiment.
Capture d'écran de la place Kleber à Strasbourg où se trouve l'Aubette (bâtiment de droite)
À partir du milieu du XIXe siècle, les usages du bâtiment se diversifient. Si une partie de l’ensemble est toujours consacrée aux instances militaires, une autre s’ouvre au commerce et aux loisirs. Un café est installé au rez-de-chaussée en 1845. À partir de 1869, le Musée municipal de peinture trouve sa place au 1er étage. Le bâtiment est lourdement touché par un bombardement issu du conflit franco-prussien dans la nuit du 24 août 1870. L’incendie qui se déclare ruine la majeure partie des collections du musée. Le bâtiment est réhabilité entre 1873 et 1875. Les principales modifications sont réalisées dans la partie supérieure de l’ouvrage. L’aile gauche de l’Aubette abrite désormais le conservatoire de musique ainsi qu’une salle de concert.
En 1922, les frères Horn, promoteurs immobiliers, sollicitent la ville de Strasbourg pour obtenir un bail pour l’aile droite de l’Aubette. Leur projet est d’y installer un important complexe de loisirs sur 4 niveaux. En 1926, ils confient l’aménagement intérieur du complexe de loisirs aux artistes Sophie Taeuber-Arp et Jean Arp qui s’associent au peintre et architecte Theo Van Doesburg. En concevant les décors, le mobilier ainsi que la typographie, les trois artistes entendent créer une "œuvre d’art totale" et réalisent ainsi une œuvre majeure du modernisme." (source musées de Strasbourg)
Dessin de la façade de l'Aubette Bureau Municipal d'Architecture — Ad Petersen (ed.; 1968) De Stijl [deel] 2. 1921_1932. Complete Reprint 1968, Amsterdam: Athenaeum, Den Haag: Bert Bakker, Amsterdam: Polak & Van Gennep, p. 610
Plan
Théo Van Doesburg, Projet pour l'Aubette, 1926-1928, Plan du premier étage, 1927,
Gouache, encre de Chine et mine graphite sur plan d'architecte, 49,4 x 94,2 cm