Si vous trouvez la réponse à cette énigme avant vendredi prochain, vous gagnez un point bonus sur le prochain travail.
Laissez votre réponse en commentaire de ce poste avec votre prénom, la premier lettre de votre nom et votre classe (exemple: Pablo P. 6H).Tous les commentaires et la réponse seront publiés vendredi prochain.
Quel artiste est l'auteur du dessin monumentale en anamorphose en hommage aux réfigiés que l'on peux voir sur la parois de Pic de Carroi depuis quelques jours ?
Source de l'image https://twitter.com/landartandorra
Bill Viola est né le 25
janvier 1951 à New York (Etats-Unis). Il vit aujourd’hui en
Californie avec sa femme et ses deux enfants .
Université de Syracuse, État de New-York
En 1969, Bill Viola entre au département d'art de
l'Université de Syracuse à New York. A partir de 1970, il commence
à travailler avec la vidéo dans le cadre des activités de l'Union
des étudiants de Syracuse. Il y étudie les Arts Visuels avec
Jack Nelson et la musique électronique avec
Franklin Morris. Au cours de cette période,
Bill Viola devient membre du groupe vidéo Synapse
de l'Université de Syracuse, où il réalise et installe un système
de télévision par câble, et acquiert des connaissances d'ingénieur
du son. Puis il devient assistant technique du département vidéo au
Everson Museum de Syracuse.
Couverture de l'album de Franklin Morris, Ron marquisee, 1970
En 1972, il réalise sa première
vidéo, Wild Horses,
et travaille comme assistant d'exposition de
Nam June Paik (artiste et musicien disciple de John Cage et acteur majeur de Fluxus) et de
Peter Campus.
Performance de la violoncelliste Charlotte Moorman avec la sculpture de Nam Jun Paik TV Cello, New-York, 1971
En 1973, il obtient le diplôme
BFA des Studios expérimentaux du Collège des arts visuels et du
spectacle de l'Université de Syracuse. La même année, sa
participation à l'atelier d'été des Nouvelles Musiques à Chocorua
(New Hampshire) lui permet d'étudier la musique avec le compositeur
David Tudor, dont il
devient le collaborateur au sein du groupe de compositeurs Composers
Inside Electronic. Il réalise avec ce groupe
plusieurs performances et installations sonores à travers le monde.
Dont la plus célèbre est Rainforest.
Le groupe Composers Inside Electronics, Berlin 1980
Performance du groupe CIE pour Rainforest 2
L’œuvre
de Bill Viola représente la tendance lyrique de l'art des
installations vidéos. A partir des années 70, il crée un grand
nombre de bandes vidéos et d'installations qu'il définit comme
autant de poèmes visuels dans lesquels il s'attaque aux questions
d'identité et des préoccupations d'ordre spirituelles dans le monde
moderne.
Durant cette première période, Bill Viola va
s’intéresser à la performance, au cinéma expérimental et à la
musique. Il utilise la caméra comme un outil qui intellectualise le
monde, comme un instrument qui dissèque pour mieux analyser, saisir
et décrire. C’est aussi pour lui un outil de perception du monde
qui nous entoure. Ses premières recherches sur la vidéo le
conduisent dès le milieu des années soixante-dix à réaliser des
installations et des bandes extrêmement suggestives, que l’artiste
commence, dès le début des années quatre-vingts, à transposer en
une symbolique basée sur la pensée mystique et bouddhiste. Il va se
servir de la vidéo pour explorer les phénomènes de la perception
des sens qui mènent à la connaissance de soi. Ensuite, il traite
l’image comme une partition musicale. Image et son ont une
importance égale dans son œuvre. L’image permet de prolonger la
perception sensorielle auditive.
Bill Viola, Information (1973,
29'
, U-matic, NTSC, couleur, son, Collection Centre Georges Pompidou,
Paris)
Information fait partie des premiers travaux de Bill
Viola en vidéo (1973). Directement issue de ses recherches sur la musique
électronique, l'image est littéralement immergée dans le signal,
la représentation même du médium. Un moniteur, de face, nous
montre une série d'images brouillées, perturbées, interrompues par
des mires visuelles et sonores.
Bill Viola, Playing Soul Music to My Freckles,
1975, 2:46 min, color, sound
Playing Soul Music to My Freckles (jouer de la musique Soul
à mes taches de rousseurs) est une performance filmée dans laquelle
une enceinte diffusant une chanson d'Aretha Franklin est posée sur le
corps de l'artiste. Cette vidéo est extraite de la compilation the
red tape 1975
Bill Viola, He weeps for you, 1976
Bill Viola, He Weeps for You (detail), 1976
Bill Viola, He Weeps for You (1976) videosound installation water drop with microlens, amplified drum, projection in a dark room
Dans He weeps for
you 1976 (Synapse video center
université de Syracuse New York Etats Unis, installation ), il
montre une goutte d’eau tombant d’un tuyau de cuivre. La
gouttelette est vidéoprojetée agrandie de façon à refléter la
pièce environnante et ses occupants. Un bruit sourd résonne lorsque
la goutte touche une percusion au sol, ce qui donne à cette action
apparemment anodine une inquiétante etrangeté. Ce travail fait
allusion à la philosophie traditionnelle de la correspondance entre
le microcosme et le macrocosme inspiré de la pensée orientale et
des théories de la physique contemporaine qui montrent comment la
moindre particule de matière contient des connaissances et des
informations sur l'état du système tout entier. De cette
installation, il dit: «J'ai tenté de créer un espace accordé où
non seulement tout est enfermé dans une seule cadence rythmique mais
où un système dynamique interactif est produit, dans lequel tous
les éléments la goutte d'eau, l'image vidéo, le son, le spectateur
et la pièce elle-même fonctionnent ensemble de manière unifiée
comme un instrument unique et plus grand». L'œuvre repose sur un
processus d'agrandissement: en modifiant l'échelle de ce qui devrait
être normalement un événement accessoire pour l'amplifier à la
fois visuellement et acoustiquement jusqu'à ce qu'il domine
l'espace. Un examen plus serré révèle que le processus unificateur
qui sous-tend l'œuvre est un phénomène optique. La goutte d'eau
agit elle-même comme une lentille et s'intègre de la sorte au
système optique de la caméra vidéo. On peut voir une image de
l'espace tout entier et de ceux qui s'y trouvent, image dont on
constate qu'elle est contenue dans la structure anamorphique de
chaque goutte d'eau. Cette distorsion optique accroît à mesure que
la goutte gonfle pour finalement tomber hors de l'image et s'écraser
sur la surface amplifiée qui se trouve en dessous, inaugurant alors
un nouveau cycle.
Four Songs
(1976 - 33 min) est aussi une compilation de 4 vidéos. En
choisissant le mot chanson pour cet ensemble, Bill Viola souligne le
lien entre son travail et la structure musicale ainsi que la poésie
Romantique. Songs
of Innocence
(9'34) est un chant de l'enfance à deux temps. Une chorale sur la
pelouse verdoyante d'une école interprète une comptine. La lumière
tombe progressivement sur cette scène "idéale" et la
recouvre de nuit. Après le départ des enfants, dans leur trace
encore vivante, ne restent plus qu'une flamme et, à côté, un objet
non identifiable. C'est alors que les corps fantomatiques de la
chorale réapparaissent, s'incrustent en transparence dans la nuit,
en esprits, et rejouent leur scène enfantine. Entre le silence et
les ténèbres, entre le jour et la nuit, un bouquet d'orchidées et
la flamme sur le sol marquent d'une mémoire mortuaire cet espace
vide comme un tombeau.
Bill Viola, Songs of innocence
Space
Between the Teeth
(9'10) est construite à nouveau en deux temps, deux espaces
distincts, le passage s'effectuant de l'image du corps manifeste à
celle du corps profond. Space Between the Teeth repose sur une
stratégie presque mathématique de la perception. Dans un espace
clos, Bill Viola assis nous regarde longuement. Soudain il hurle,
puis plusieurs fois encore. La caméra recule alors et découvre un
couloir interminable. Elle s'arrête enfin. L'homme crie et chaque
cri, à intervalles réguliers, provoque par saccades une avancée
rapide et bousculée de la caméra jusqu'à l'espace obscur que
l'homme a entre ses dents. Après chaque avancée, elle recule
jusqu'à un point toujours plus proche de l'homme.
Bill Viola, Space between the theet
On retrouve l'utilisation du
cri de façon récurente dans le travail de Bill Viola : The Amazing Colossal Man,
1974, vidéo noir et blanc, installation sonore, événement d'une
nuit d'août 1974, projection sur écran placé devant la fenêtre
double de son studio de Syracuse, photocopie de 1974, Experimental
Television Center Collections.
Bill Viola, The Amazing Colossal Man,
1974
« Anthem
(Hymne, 1983) de Bill Viola est une
vidéo structurée autour d'un cri perçant et unique émis par une
jeune fille de onze ans alors qu'elle se tient sous le grand hangar
de la gare d'Union Station à Los Angeles. Son cri, d'une durée de
seulement quelques secondes, se propage hors des murs de briques du
hangar.
Bill Viola, Anthem, 1983
Bill
Viola a ralenti, étiré, modulé, et par ailleurs modifié le son de
la voix de la jeune fille pour créer cette bande sonore pour une
symphonie de la ville post-industrielle qui est inquiétante. Le cri
d'origine est étendu dans le temps et décalé en fréquence pour
produire une échelle de notes harmoniques qui constitue la bande son
à laquelle Viola juxtapose des images du matérialisme - industrie
et culte du corps, pompes à huile géant et battements de cœur
humain, voitures le long d'une autoroute et sang qui coule dans les
veines, technologie chirurgicale moderne et branches d'arbres dans
une forêt ancienne. Le cri angoissé traverse la corporéité du
corps et de la culture contemporaine comme un organisme vivant.
Bill
Viola rapporte cette structure à la forme et la fonction des chants
religieux, les chants grégoriens notamment (en utilisant une échelle
harmonique dans une salle de résonance) et des chants tantriques
bouddhistes (rituel d'exorcisme et de conversation avec les
démons). Pour lui, la pièce est une évocation rituelle de «
nos peurs primaires les plus profondes, l'obscurité et la séparation
du corps et de l'esprit. »
Silent Montain (2001) est une vidéo
muette qui montre un homme et une femme hurlant au ralenti . Bill Viola : « le hurlement le plus fort
que j'aie jamais enregistré est peut-être ce Silent Mountain
muet ». Selon
Viola, le silence de cette image en mouvement fait écho à la
peinture religieuse de la Renaissance mais, comme il le dit lui-même
: " les images anciennes sont juste un point de départ. Je ne
suis pas intéressé par leur appropriation ou leur reprise. Je veux
entrer dans ces photos .... les incarner, les habiter, pour les
sentir respirer ".
Bill Viola Silent Mountain, 2001 photo by Claudia Zevi & Partners
De ces années d’expérimentations dans
le domaine de la performance et du son, il existe une édition limité
en vinyle des bandes réstaurées par l'artiste de 2015.
Side A The Talking Drum, 1979 (22:56)
(For Herman Heins) Performance, 1982
Bass Drum, temple gong, pre-recorded sound, and electronics
Performed by Bill Viola
Side B Hornpipes, 1979-82 (18:11)
PVC pipes, voice
Performed by Ralph Jones, Bill Viola, Yoshi Wada Pulses (Duomo Bells), 1982 (4:10)
Metronome, pre-recorded sound, and electronics
Performed by Bill Viola
La
dimension mystique du son de certaines pièce se retrouve dans l’intérêt de Bill Viola pour les religions et la philosophie
orientales. Cet aspect est directement mis en scène dans sa plus
longue vidéo
I Do NotKnow What It Is
I Am Like
(1986) . Le dernier chapitre nous montre une cérémonie religieuse et
la musique qui l'accompagne.
Deserts,
(1994)
fut créée pour accompagner la performance en direct du compositeur
Edgar Varèse (1855-1965). Après avoir découvert des notes
du compositeur se référant à une composante imagée non réalisée
de sa composition, l’Ensemble Moderne, un groupe de
musique contemporaine basé à Francfort, a commandé à Viola la
création d’une partition visuelle pour Déserts de
Varèse.
Pour la tournée Fragility 2.0 du groupe metal-indus Nine Inch
Nails, gravé sur le DVD And That I could have been de
2002, Bill Viola crée une scénographie multi-écran pour les titres
La mer, The great below et The mark has been made. Les
bonus du DVD incluent une interview en anglais sur ce travail.
Tristan
et Yseult(Peter
Sellars -
Mise
en scène
/ Richard
Wagner -
Compositeur) En
supprimant en 1951 le décor construit pour le remplacer par une
simple ambiance lumineuse, Wieland Wagner change toute l'esthétique
de représentation de l'opéra. Cette utilisation d'une technologie
unique et impalpable, la lumière, qui devient décor et plus encore
état d'esprit, est en fait bien une révolution, qu'on soit revenu
ou non à des volumes construits sur scène depuis. Une autre
révolution technologique s'est peu à peu mise en place depuis les
années quatre-vingt, avec la projection, de décors réalistes, de
films, oniriques ou réalistes, ou de jeux de laser, qui permet de
construire des espaces virtuels... Au début du XXIe siècle, c'est
la vidéo qui s'installe à son tour dans l'environnement spatial de
l'opéra. Non plus film projeté, mais bien apparition d'un nouveau
moyen d'expression, devenu presque une fin en soi dans La
damnation de Faust
de Robert Lepage, ou plus encore les magnifiques Paladins
signés José Montalvo et Dominique Hervieu, tant l'intégration du
spectacle vivant y est assurée avec maestria dans le spectacle
projeté. On
peut bientôt distinguer cette intégration de la juxtaposition de la
vidéo et de l'action théâtrale, telle que la pratiquent Peter
Sellars et Bill Viola dans leur Tristan
et Isolde
de l'Opéra-Bastille, en 2005. La vidéo y devient une strate entière
et primordiale du spectacle, noyant et anéantissant presque le jeu
des « vrais » acteurs du drame, jouant avec eux en costumes noirs
dans une boîte noire sans décor aucun, avec pour tout accessoire un
parallélépipède bas - banc, lit, pierre tombale - tout aussi noir.
Un Tristan
assurément pas sans image pourtant, le fond de la boîte étant un
vaste écran recevant en continuité ces projections mouvantes et
sophistiquées qui ont fait la renommée du vidéaste américain.
"Des icônes de la pop culture et du
cinéma, de Schtroumpf Grognon à Pinocchio en passant par Marion
Cotillard, sont placardées sur certains panneaux d'affichage électoraux
parisiens.
Cette
campagne présidentielle n'en finit plus de nous prendre à contre-pied.
Alors que l'on pensait que le nombre de onze candidats était
définitivement arrêté par le conseil constitutionnel, voici que des
personnages de BD, de dessins animés et des acteurs se lancent dans une
campagne sauvage.
Ces détournements et leurs slogans incisifs ont commencé à couvrir les murs de Paris, y compris les panneaux officiels de la campagne. Combo, le street artist à l'origine de ces facéties, explique
ce choix de venir coller des affiches fantasques sur les espaces
réservés aux prétendants officiels: «Je ne pense pas que ce soit
conscient de leur part, mais les colleurs d'affiches des candidats ont
commencé à recouvrir nos murs dédiés au street art. Du coup nous avons fait pareil, c'est de bonne guerre.»" Source Le Figaro
En cette période de vacances, prenez le temps d'écouter aux murs...
Jef Aérosol sur France Inter nous parle de street art, de pochoir, d'in situ, de rock et de révolution...
Si vous trouvez la réponse à cette énigme avant vendredi prochain, vous gagnez un point bonus sur le prochain travail.
Laissez votre réponse en commentaire de ce poste avec votre prénom, la premier lettre de votre nom et votre classe (exemple: Pablo P. 6H).Tous les commentaires et la réponse seront publiés vendredi prochain.
Sur quel monument parisien peux-t'on voir cette sculpture de Jean-Baptiste Carpeaux ?
A ne pas rater cette semaine la (trop) courte exposition de Domènec Montané, talentueux ancien élève du LCF à Ordino (voir affiche ci-dessous).
Vernissage ce soir à 18h30. Venez nombreux.
Plusieurs de nos élèves ont été sélectionnés pour le concours de maillots de basket organisé par les magasins Pyrénées et MoraBanc.
Le Gagnant du concours remporte un Imac pour lui et un autre pour sa classe et son design sera porté pour le match Andorre/Valence.
Les 5 premiers classés iront voir le match à Valence.
Les votes se font par Facebook sur la page de Pyrénées ou en suivant le lien ci-dessous. https://premium.easypromosapp.com/entries/808523
Merci de voter pour les visuels présents ci-dessous et de partager largement à vos amis !
Si vous trouvez la réponse à cette énigme avant vendredi prochain, vous gagnez un point bonus sur le prochain travail.
Laissez votre réponse en commentaire de ce poste avec votre prénom, la premier lettre de votre nom et votre classe (exemple: Pablo P. 6H).Tous les commentaires et la réponse seront publiés vendredi prochain.
Identifie au moins 5 personnages sur ce montage d’œuvres parodiques de Grégoire Guillemin ?