mardi 1 avril 2014

Histoire des arts: Art et engagement politique dans les années 70

Nous avons vu avec Jospeh Beuys que l'Art dans le courant des années 70, et surtout la pratique de la performance, devient un moyen de faire passer un message à tonalité politique ou sociale.
Avec I like America and America likes me, l'artiste allemand critique la domination par la force qu'applique les monde occidental sur le reste du monde (guerre du Vietnam, massacre des amérindiens...).

Après les révolutions de mai 68 en Europe et la lutte contre la ségrégation raciale aux USA, l'Art sous toutes ses formes (peinture, danse, musique, théâtre...) devient un vecteur privilégié de la contestation politique.
Dans le domaine de la musique il suffit de constater le nombre de chansons contre la guerre du Vietnam pour s'en convaincre: en 1969, le Beatles John Lennon et l'artiste Yoko Ono, lors de leur bed-in pour la paix, enregistre Give peace a chance, le groupe Creedence Clearwater Revival chante Fortunat Son. En 1970, Jimmy Hendrix, après avoir massacré l'hymne américain aux festival de Woodstock, joue Machine Gun et le chanteur Soul Edwin Starr chante War? What is good for?.

La liste dans le domaine de la chanson engagée est interminable.
Plus d'exemples ici et ici.

Evidement les artistes plasticiens voudrons participer aussi aux luttes politiques et sociales de leur temps.
Les artistes de la performance implique de plus en plus leur corps, et le mettent parfois en danger, touchant là les limites de l'Art. On parle alors de Body Art. Un artiste comme Chris Burden, pour donner un exemple radical et extreme, va se faire tirer une balle dans le bras pour mettre en évidence l'inutilité de cette guerre du Vietnam (Shoot, 1971).
Des propositions interessantes sont à relever du coté des artistes femmes qui vont utiliser l'Art à des fins de revendications féministes (Feminist Art), dans le cadre de la révolution sexuelle et des combats pour les droits des femmes et leur émancipation.
On peux citer Marina Abramovic, Valie Export, Gina Pane, Miss Tic ou Orlan.

Valie Export, Petit theatre tactile, Première rencontre européenne des réalisateurs indépendants, Munich, 1968, photographie Werner Schulz.
Dans cette performance réalisée dans la rue, l'artiste propose à des passants de toucher sa poitrine à l'intérieur d'une boite. Par cette action provocatrice elle critique la notion de femme-objet.

Gina Pane, escalade non-anesthesiée, 1971. Document photographique et sculpture en metal.
Pour cette performance, l'artiste escalade, pieds nus, une sculpture qui évoque une échelle et dont les barreaux sont couverts d´éléments tranchants. Par cette action douloureuse et violente, Gina Pane souligne la difficultés qu'on les femmes à gravir l'échelle sociale. La trace de la performance, exposé au centre Pompidou, est un montage photographique qui document l'action et l'objet qui à été fabriqué par l'artiste pour l'occasion.

12 oeuvres emblématiques du Feminist Art ici



Il est évident que les pistes citées, quelles soient musicales ou plasticiennes, peuvent servir aux 3ème pour le choix de leur oeuvre de comparaison au brevet d'histoire des arts...

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