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Quel est le nom de l'exposition de Xavi Casals visible à l'espai Caldes d'Escaldes ?
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Incitation: La vie en Rose
Le pigment rose, autrefois rare et coûteux, a connu une évolution majeure grâce à la découverte de nouveaux colorants au XIXe siècle, comme le rose de quinacridone ou le rose de cadmium. À la Renaissance, le rose était souvent obtenu en mélangeant du rouge (comme le carmin) et du blanc, ce qui le rendait fragile et peu stable. Dans l’Art, le rose symbolise traditionnellement la douceur, l’amour et la féminité, mais il a aussi été utilisé pour évoquer la spiritualité (comme dans les fresques médiévales) ou la subversion (avec les œuvres pop art d’Andy Warhol ou les performances de Yoko Ono). Aujourd’hui, le rose est une couleur polyvalente, tantôt tendresse, tantôt provocation.
Critères de notations:
- Travail sur la couleur
- Plasticité
- Originalité
Références artistiques:
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| Raoul Dufy, 30 ans ou la vie en rose, 1931 |
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| Pablo Picasso, Les demoiselles d'Avignon, 1907 Moma New-York |
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| Sandro Botticelli, Venus et Mars, 1483 |
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| Jean-Honoré Fragonard, L’Escarpolette, 1767 Peinture à l’huile – France – Wallace Collection, Londres |
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| Mary Cassatt , La Toilette,1893 Peinture à l’huile – États-Unis – Musée d’Art moderne, Paris |
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| Yto Barrada, Sans titre (Pink and Tan striped), 2022, textile teint à la main, 215 x 181 cm, pièce unique © Courtesy de l’artiste et Sfeir-Semler Gallery Beirut / Hamburg, © ADAGP, Paris |
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| Joan Mitchell, Sans Titre, 1980 |
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| Andy Warhol, Sans Titre (série Marilyn), 1967 |
| Jeff Koons, Balloon Dog (Magenta) (Ballon en forme de chien (Magenta), 1994-2000 © Jeff Koons / Pinault collection |
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| Yayoi Kusama, A Bouquet of Love I Saw in the Universe, 2021, Gropius Bau, Berlin. Photo: Luca Girardini. |
Incitation: Un petit jaune !
Dans l’art, le jaune est une couleur vive et lumineuse, souvent associée à la joie, à la lumière du soleil ou à l’énergie. Les pigments jaunes naturels, comme l’ocre jaune (issue de terres riches en oxydes de fer) ou le jaune de Naples (à base d’antimoniate de plomb), ont été utilisés depuis l’Antiquité. Au Moyen Âge, le jaune pouvait symboliser la trahison (comme dans les vêtements des judas dans les enluminures), mais aussi la richesse et le divin, notamment dans les dorures des icônes byzantines. Plus tard, avec l’invention de pigments synthétiques comme le jaune de chrome au XIXe siècle, les artistes impressionnistes, tels que Van Gogh, ont pu explorer des nuances plus intenses pour évoquer la chaleur et la vitalité.
Critères de notations:
- Travail sur la couleur
- Plasticité
- Originalité
Références artistiques:
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| Vincent van Gogh, Les Tournesols, 1889, huile sur toile, Van Gogh Museum |
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| Johannes Vermeer, La Jeune Fille à la perle, 1665, Pays-Bas, peinture à l’huile |
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| Cimabue, Maesta du Louvre, 1275 |
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| Berthe Morissot, Dans les blés, 1875 |
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| Masque funéraire de Toutânkhamon, XIVeme siècle avant notre ère |
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| Représentation du Roi Soleil à Versailles sur les grilles du chateau Projet de Jules Hardouin-Mansard (reconstitution), 1680 |
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| Piet Mondrian, NewYork City, 1942 |
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| Vue de l'exposition au Grand Palais de la pionnière de l'Art Abstrait Hilma al klint |
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| Olafur Eliasson, The Weather Project, 2003, Danemark/Islande, installation : Soleil artificiel jaune, expérience immersive de lumière et de chaleur. |
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Dans quel bâtiment historique se trouve le musée des mathématiques (MMACA) de Cornellà de Llobregat en catalogne ?
Incitation: Points de vue multiples, divergents, fragmentaires... Proposez une nouvelle vision de votre environnement.
Références artistiques:
Les systèmes de représentation de l'espace ne font pas toujours référence à une réalité objective (le monde tel qu'il est vu par le système oculaire) au profit d'une perception symbolique, mystique, politico-sociale ou poétique du monde.
En voici quelques exemples commentés
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| Bill Viola, Catherine's room, 2001 Dans son installation vidéo, Bill Viola s'est inspiré du retable de Bartolo ci-dessus, évoquant dans le même temps des instant différents de la journée sur plusieurs écrans (une technique nommée split-screen au cinéma, un article en anglais en suivant ce lien) |
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| Masolino da Panicale, Le péché originel, fresque murale, 1425, mur droit de la Chapelle Brancacci, Santa Marina del Carmine, Florence A la renaissance la perspective linéaire ou monofocale s'impose comme système de réprésentation "réaliste". (source) |
Arretons nous sur les limite de la perspectivemonofocale qui suppose que l’espace est représenté depuis un point de vue unique et fixe, comme si l’observateur avait un seul œil (d’où le terme "monofocale"). Or, la vision humaine est binoculaire : nos deux yeux perçoivent le monde sous des angles légèrement différents, ce qui nous permet de percevoir la profondeur et le relief. La perspective monofocale ignore cette dimension, créant une représentation artificielle de l’espace.
La perspective monofocale utilise des lignes de fuite et des points de fuite pour simuler la profondeur sur une surface en deux dimensions. Pourtant, cette profondeur est une construction mathématique : elle ne correspond pas à la façon dont notre cerveau perçoit réellement l’espace, surtout pour les objets proches ou en mouvement. C’est une convention qui donne l’illusion du réalisme, mais qui reste une abstraction.
Cette perspective impose une grille géométrique rigide pour organiser l’espace. Elle suppose que tous les observateurs voient la même chose depuis le même point, alors que la perception réelle varie selon la position, la taille, et même la culture de l’observateur. Elle est donc universaliste et normative, ce qui peut être considéré comme une illusion de neutralité ou d’objectivité.
Notre vision n’est pas seulement centrale : nous percevons aussi notre environnement de manière périphérique et mouvante. La perspective monofocale, en se concentrant sur un point de fuite central, néglige cette dimension, ce qui peut donner une impression de raideur ou d’artificialité dans la représentation.
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| FOUQUET Jean, Entrée de l'empereur Charles IV à Saint-Denis, Grandes Chroniques de France, enluminées par Jean Fouquet, Tours, vers 1455-1460 Paris, BnF, département des Manuscrits, Français 6465, fol. 442 (Livre de Charles V) Malgré la domination de la perspective linéaire, certains artistes expérimentent d'autres types de perspective comme la perspective conique, que l'on retrouve en photographie dans la pratique du Fish-eyes. |
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Jean Fouquet, L'empereur Charles IV de Bohême rencontre les dignitaires de Paris,
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| Peter Li Un article sur cet artiste ici |
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| Dans ses dessins d'espace intérieurs exigue, Florent Chavouet utilise aussi regulierement la vue en plongée ou en surplomb ce qui renforce le côté oppressant, surchargé ou intimiste. https://florentchavouet.blogspot.com/ |
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| David Hockney, pearblossom highway, 1986 Entre mosaïque et collage, l'artiste recompose l'image à partir de nombreuses photographies |
1. Le sublime : l’émotion face à l’infini et à la puissance
Le sublime, concept théorisé au XVIIIe siècle par les philosophes Edmund Burke et Emmanuel Kant, désigne une expérience esthétique qui dépasse la simple beauté : il suscite terreur, admiration ou vertige face à l’immensité, à la puissance ou à l’inconnu. En art, il se manifeste par des paysages grandioses, des scènes dramatiques ou des sujets qui évoquent l’infini (tempêtes, montagnes, océans déchaînés). Par exemple, les peintures de Caspar David Friedrich, comme Le Voyageur contemplant une mer de nuages, illustrent cette quête de transcendance, où l’homme, minuscule, est confronté à la nature démesurée.
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| Caspar David Friedrich, Le Voyageur contemplant une mer de nuages,1818, Kunsthalle Hamburg. |
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| Turner, Tempête de neige en mer , 1842 |
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Hans Gude, Hautes terres norvégiennes au lever du soleil, 1854 |
2. Le pittoresque : le charme du détail et de l’irrégulier
Le pittoresque, issu du terme italien pittoresco (qui peut être peint), valorise la beauté des scènes variées, asymétriques et pleines de détails évocateurs. Contrairement au sublime, il ne cherche pas à impressionner par la grandeur, mais à séduire par la diversité, la singularité ou l’anecdote. Les ruines, les villages, les paysages ruraux ou les scènes de genre en sont des exemples. Les aquarelles de John Robert Cozens ou les gravures de Piranesi captent cette esthétique, où l’œil est attiré par la richesse des formes et des couleurs, sans recherche de transcendance.
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| William Marlow (1740-1813), Avignon, le pont Saint-Bénézet, huile sur toile, 37 x 54 cm |
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| Hubert Robert, Ruines d’une terrasse dans le parc de Marly, 1783 |
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| Piranesi, vue du temple de la concorde, Rome, 1774 |
3. Sublime et pittoresque : Labourage nivernais et Vue du port de Toulon depuis le mont Faron
Dans Labourage nivernais (1849), Rosa Bonheur transforme une scène rurale en une allégorie de la puissance et de l’harmonie entre l’homme et la nature. La composition monumentale, les bœufs imposants et la lumière dorée qui baigne la plaine évoquent une forme de sublime terrestre : l’artiste célèbre la grandeur du travail agricole, presque mythique, et suscite une émotion proche de l’admiration devant l’effort humain et la nature domptée. Rosa Bonheur bonheur, par un tour de force magistral lié au format et à la puissance des figures, sort la peinture animalière de sa condition charmante et pittoresque.
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| Rosa Bonheur, labourage Nivernais |
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| Nathalie Micas, couple de lapins |
À l’inverse, malgré le format imposant de l'oeuvre, Vue du port de Toulon depuis le mont Faron (1854) d’Horace Vernet relève du pittoresque par son attention aux détails topographiques et à la diversité des éléments du paysage. Le port, les navires, les fortifications et la végétation sont rendus avec une précision qui invite à une contemplation presque ludique, où l’œil se plaît à découvrir la richesse des formes et des activités humaines. Mais Vernet peindra le sublime dans ses scène de naufrage qui feront son succès.
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| Joseph Vernet, naufrage, 1759 |
Ainsi, Bonheur élève le quotidien vers l’universel, tandis que Vernet capture la singularité charmante d’un lieu et d’un moment.
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Quel pays est mis à l'honneur dans la nouvelle exposition de l'Era del Raser d'Ordino ?
Incitation: Noir c'est noir !
Critères de notations:
- Travail sur la couleur
- Plasticité
- Originalité
Références artistiques:
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| Rembrandt, La Leçon d'anatomie du docteur Tulp, 1963 huile sur toile, 169,5 × 216,5 cm |
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| Léonard De Vinci, Saint Jean-Baptiste, 1513-1516, 69x57 cm, huile sur bois, musée du Louvre |
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| Henri Matisse, Porte fenêtre à Collioure, 1914 |
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| Kasimir Malevitch, Carré noir sur fond blanc, 1915 |
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| Jackson Pollock, Lavender Mist n*1, 1950 |
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| Ad Reinhardt, Ultimat painting serie, 1960-67 |
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| Pablo Picasso, Guernica, 1936 |
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| Art Spiegelman, Prisoner on the hell planet est un court récit de 1972 Sur différents styles de BD lire l'article en lien |
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| Andy Warhol, Mona Lisa, XXème siècle |
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| Pochoir de MIss Tic, Paris |
| Multitude de tags et inscriptions |
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| Laurence Weiner |
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| Man Ray, Noire et blanche, 1926 |