jeudi 23 février 2017

Expositions Andorrane

Quelques bonnes expositions à voir durant ces vacances.
Saluons l'ouverture d'une nouvelle galerie proche du lycée, au 3 baixada del moli, le centre d'Art Agüì. L'inauguration s'est faite avec les sculptures bien connu de notre gloire locale Angel Calvente, en regard des magnifiques peintures abstraites du péruvien Juan Carlos Zeballos. Des grands formats, parfois des tondos (cadres ronds) très colorés avec une gestuelle expressionniste chargé en écriture sénigmatiques qui évoquent Cy Twombly ou Tapiès.
Une très belle série d'aquarelles faites d'après des photos de murs du métro, avec ses affiches lacérées et ses graffitis, invoque une abstraction poétique qui fait hommages aux affichistes comme Villeglé ou Hains.

Article de presse ici:





Incontournable aussi les superbes sérigraphies du street artiste Shepard Fairiey, alias OBEY, qui joue avec les codes de la publicité, de la propagande et de l'Art totalitaire.
Un bon moyen de découvrir pour beaucoup qu'Obey n'est pas QUE une marque de fringue branchée...
A ne surtout pas manquer, à la galerie Riberaygua !

Obey, This is a poster, Sérigraphie, 2006 à regarder de loin ou des près...
Obey, Paradise turns, 2014
Obey, Og lampbase, 2001

Pour finir une exposition d'Art abstrait catalan à la Art Deco Gallery VIP avec Tapiès, Saura et Clavé. Des gravures et des lithos, quelques dessins, très portés sur la matière, les textures, le noir, le signe. Toujours moins bien que des toiles de ces trois grands artistes abstraits mais cela reste interessant. A ne pas louper un petit bronze de Rodin dans la vitrine...

Antoni Tapies


mercredi 22 février 2017

Pourquoi le Cri crie ?

Cette séquence fait suite à celle proposée en janvier : c'est mon travail qui crie le plus fort
http://artsplastiqueslcf.blogspot.com/2017/01/cest-mon-travail-qui-crie-le-plus-fort.html


Cette séquence permet de réinvestir un certains nombre de notions vues en 5ème et 4ème autour de la narration graphique, du hors-champ, de l'onomatopée et du travail graphique (contraste, lignes...).
L'évaluation est sommative.

Quelques travaux d'élèves ci-dessous:









Mooc du Louvre

 
L’instant figé
Quand l’art saisit le mouvement
Proposé par Orange et le musée du Louvre
Ouverture du 6 mars au 4 juin 2017
Inscription dès maintenant
 
Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous annoncer l’ouverture des inscriptions au MOOC L’instant figé.
Orange et le musée du Louvre se sont associés pour vous proposer ce MOOC de 5 séquences pour découvrir comment les artistes, de l’Antiquité à nos jours, captent le mouvement et donnent l’illusion de la vie.

Les artistes n’ont pas attendu le cinéma pour représenter le mouvement. Dès l’Antiquité, les sculpteurs faisaient jaillir la vie des blocs de marbre. Les peintres, eux aussi, nous font partager depuis toujours l’agitation de la foule, l’affolement des sentiments ou la tension de l’effort. Quelles techniques emploient-ils ? Sur quels récits s’appuient-ils pour déployer leur étourdissante habileté ?

Ecoutez Ludovic Laugier, conservateur du patrimoine en charge de la sculpture grecque au musée du Louvre, lever le voile sur tous ces secrets d’artistes.

Ce MOOC s’organise autour de 5 thématiques :
   1. Entrez dans la danse
   2. Il va y avoir du sport !
   3. Arrêt sur image
   4. Corps à corps
   5. Mouvements passionnés

Chaque thématique est illustrée par des œuvres majeures, comme la Victoire de Samothrace, le Verrou de Fragonard ou Les Sabines de David et bénéficie d’une mise en contexte historique et artistique.

Inscription dès maintenant ! Ouverture le 6 mars.


S'inscrire


A très bientôt
L’équipe Solerni

lundi 20 février 2017

Actualités des Arts Plastiques

Quelques idées prisent sur le site la boite verte, à mettre en relation avec le travail de Bill Viola, au programme de l'option facultative.




Cette vidéo mise en ligne par Delta Wave est à la base une de ces milliers de propositions d'ambiance que l'on trouve sur You Tube et qui présentent des feux de cheminée ou une rivière qui coule. Cette vidéo de 10H est interessante justement pour sa durée, en regard des vidéo de Bill Viola qui peuvent sembler longes mais dépassent rarement la demi-heure. Ici il n'y a rien à voir que le plna fixe d'un bateau, la neige qui tombe, la lumière qui change... Rien à entendre d'autre que le vent, la neige qui craque et les vagues... Comme une photographie sonore avec un peu de mouvement. Quelque chose de très contemplatif que l'on retrouve chez Bill Viola... Cela am`ne à se poser la question si les oeuvres d'Art Vidéo doivent être vues en entier ou pas et depuis leur commencement ou s'elles peuvent être appréhendée de façon distraites et fragmentaires.


La neige encore, mais aussi le feu dans cette très belle installation éphémère de Land Art qui confronte des éléments opposés.


Douglas Gordon et Morgane Tschiember ont créé ces installations de land art dans les Alpes suisses, ils ont créé des cercles parfaits de bois qui s’enflamment jusqu’au coeur de la nuit.
Enfin ces photographies aériennes de glaciers polaires qui ressemblent à des peintures abstraites




Alors que le réchauffement climatique s’accélère dans l’antarctique, un des symptômes de la fonte des glace est la formation de lacs à la surface des glaciers qui grossissent de plus en plus et qui participent à la progression de la fonte.
Le photographe aérien Timo Lieber a collaboré avec des scientifiques pour photographier depuis un avion ces lacs au Groenland qui créent des images abstraites entre le blanc de la glace et le bleu de l’eau.

vendredi 17 février 2017

Cinéma et réalité virtuelle



"Dévoilé au festival de Sundance, le film d’Oculus présente pour la première fois des animations créées directement en réalité virtuelle, sans passer par l’étape du dessin sur ordinateur."
(Source Courrier international, article complet ici)


Jeu point bonus

Si vous trouvez la réponse à cette énigme avant vendredi prochain, vous gagnez un point bonus sur le prochain travail.
Laissez votre réponse en commentaire de ce poste avec votre prénom, la premier lettre de votre nom et votre classe (exemplePablo P. 6H).Tous les commentaires et la réponse seront publiés vendredi prochain.

Quel artiste belge est l'auteur de cette peinture sur le thème du Carnaval ?


mercredi 15 février 2017

Photojournalisme et polémique

Un assassinat en Turquie. 19 décembre 2016, à Ankara. Mevlut Mert Altintas vient d’assasiner l’ambassadeur russe en Turquie. PHOTO BURHAN OZBILICI / THE ASSOCIATED PRESS (détail de l'image)
Parce qu'il est important de réfléchir aux images qui nous entourent, et nous agressent parfois, voici un article du journal Courrier Inernational sur l'image choc d'un assassinat, élue image de l'année:

"Le cliché du photographe turc Burhan Ozbilici a été désigné photo de l’année par le jury du World Press Photo, ce lundi 13 février. Un choix moralement discutable, selon le président du jury Stuart Franklin, qui signe un édito dans le quotidien britannique The Guardian.

Le photographe turc Burhan Ozbilici a remporté ce lundi 13 février le premier prix du 59e World Press Photo, le plus prestigieux concours de photojournalisme. Son image avait été réalisée quelques instants après l’assassinat de l’ambassadeur russe à Ankara, Alexeï Karlov, par un policier turc, le 19 décembre 2016. Immortalisant un meurtre prémédité, elle avait été visionnée 18 millions de fois dans les heures qui ont suivi l’assassinat.

“Témoignage de la haine de notre époque”

“C’était une décision très, très difficile, mais en fin de compte, nous avons eu le sentiment que l’image de l’année était une image explosive qui témoignait vraiment de la haine de notre époque”, a commenté Mary F. Calvert, membre du jury, citée dans le communiqué officiel. 
Pour autant, ce choix du jury ne fait pas l’unanimité, à commencer par le président de celui-ci, Stuart Franklin, qui signe un édito dans le quotidien britannique The Guardian“Cette image de la terreur n’aurait jamais dû devenir la photo de l’année”, écrit-il, tout en saluant “le sang-froid, la bravoure et la compétence” du photographe. 

“Une photo moralement problématique”

C’est la troisième fois que l’image d’un assassinat remporte ce prix, la plus célèbre étant celle du meurtre d’un suspect vietcong, prise par Eddie Adams en 1968, rappelle Stuart Franklin."
Source: Courrier international


Actualités des Arts Plastiques

Le monde du dessin est en deuil en ce début d'année avec la disparition le week-end dernier du mangaka Jiro Tanigushi et de l'auteur jeunesse Babette Cole en janvier.

Jiro Taniguchi dans son atelier à Tokyo en 2012.Karyn NISHIMURA-POUPEE / AFP
"Le mangaka Jirô Taniguchi notamment connu pour ses œuvres Quartier lointainLe journal de mon père ou encore Le gourmet solitaire, est décédé le samedi 11 février à l’âge de 69 ans des suites d’une longue maladie, à Tôkyô.



L’homme d’un naturel réservé explorait le fort intérieur humain et la vie quotidienne des japonais à travers ses œuvres simples mais puissantes et pleines de réflexion. Il était en pleine préparation d’une nouvelle œuvre familiale, La Forêt millénaire, qui aurait dû compter trois tomes." (source japinfos)

Louis Vuitton Travel Book Venise 2014, illustré par Jiro Taniguchi



Avec Babette Cole c'est une poésie insolente qui s'en va. Son trait particulier et ses histoires fantasques ont marqués des générations de jeunes lecteurs, dont je suis, et continuent d'être lues et réédités.


"Babette Cole est née à Jersey. Elle est diplômée du Canterbury College of Art. Elle a commencé à illustrer des cartes et des ouvrages pour les enfants en 1973. Son premier livre a été publié en 1976. Elle a signé environ 70 albums et illustré plus de 150 titres." (Source ici)









mardi 14 février 2017

Concours dessin de presse


Trophée Presse Citron 2017

À l’occasion de la Semaine de la Presse, l’École Estienne organise, en partenariat avec la BnF et la Mairie du 13e, la nouvelle édition du Trophée Presse Citron. Ce double concours, ouvert aux étudiants et aux dessinateurs professionnels...Cliquez ici pour lire la suite

Olympiades de Maths


Le Lycée Comte de Foix s'est classé 2nd au concours d'affiche des Olympiades de Maths d'Andorre grâce au très beau travail d'Andrea (3D). Bravo à elle.
Sur la photo le podium de gauche a droite.

lundi 13 février 2017

Les codes de la Bande-dessinée. Cours 3: Question de style

Le style de dessin, le graphisme, le choix de l'outil même, peux modifier la perception de l'histoire par le lecteur. Certains auteurs, comme Art Spiegleman, changent leur style de dessin en fonction du contenu de leurs livres.

Scott Mc Cloud, dans son indispensable essais dessiné L'Art Invisible, qui analyse le fonctionnement des comics, estime que plus un personnage est simplifié, plus on a la faculté de s'identifier à lui. On constate que les style graphique les plus simple sont souvent les plus populaire... 

Hérgé, Tintin et le lotus bleu
...comme c'est le cas avec Tintin. Un visage rond avec deux point et deux traits pour les yeux, le nez et la bouche. Son caractère aussi est assez neutre. Les personnages secondaires sont eux plus expressifs, voire caricaturaux (Haddock, Tournesol, Castafiore...). On remarquera que les décor sont eux assez réalistes, avec un soin documentaire allant jusqu'à l'utilisation de véritable caractères chinois sur les banderoles.

Greg, Achille Talon
Traditionnellement on divise la BD en 3 styles: Gros nez / Gros bras / Grands yeux
Nous avons ici un exemple typique du style gros nez qui correspond à l'école Franco-Belge de la bande-dessinée humoristique 



Hulk
Un exemple de style gros bras qui correspond aux comics américains, très porté sur l'aventure et les super-héros

Princesse Sakura
Le style grands yeux est attribué aux mangas qui arrivent du japon. Cet exemple se passe de commentaire: les yeux font la moitié du visage

Desberg/Marini, Le scorpion
Le style réaliste colle bien aux série d'aventures et d'Histoire. C'est ici le cas avec une fiction qui se passe au XVIII dans une Rome très réaliste peinte à l'aquarelle

Segrelles, Le Mercenaire
Le réalisme marche aussi avec l'héroiquee-fantaisie car il permet au lecteur d'y croire un peu plus. Le dessin quasi photoréaliste de Segrelles donne quasiment vie à des montres et dragons de toutes sortes, que combattent de fiers barbares inspirés par Conan

Solocombe, Cité des Anges
Le réalisme est aussi utilisé dans le domaine du polar. Ici les dessin encrés à la plume sont fait d'après des photos, ce qui renforce le détachement désabusé du narrateur (typique du roman noir) qui parle en voix off dans les récitatifs


Dias / Guarnido, Blacksad, Tome 2, Artic-nation
Parfois le style se mélangent un peu, comme ici ou des animaux humanisé évoluent dans des décors très réalistes des USA de l'entre-deux-guerres. Cette fable animalière évoque avec brio la montée au pouvoir d'animaux de couleur blanches, dont les propos et le logo d'un flocon de neige de sont pas sans rappeler celle du partie nazie en Allemagne. Les couleurs à l'aquarelle et le dessin très expressif sont réalisé par Guarnido qui à beaucoup travaillé pour les studios Disney 

Osamu Tezuka, Histoire des 3 Adolf
Ce très beau manga relate l'histoire de deux garçons allemands vivants au japon, l'un juif, l'autre né de mère japonaise, sur fond d'accession au pouvoir d'Adolf Hitler en Europe. Dans cette page d'un discours du Führer, le style très expressif de Tezuka (le père du manga moderne qui dessina Le roi léo et Astro Boy), renforce la gestuelle outré et caricaturale de l'orateur  

Bastien Vivès, le gout du chlore
Cette BD quasi-muette et très contemplative se passe en grande partie dans une piscine municipale. Le travail à la tablette graphique et la mise en couleur sur ordinateur permet de bien rendre les images vues sur et sous l'eau, ce qui aurait été plus difficile avec les outils traditionnels (encre, crayons...)


Baudoin, Matt
Pour raconter l'histoire de ces gamins des rues, Baudoin utilise le pinceau et l'encre. Cela donne un graphisme très libre, qui va jusqu'à sortir des cases, tout comme ces enfants

Blutch est un auteur qui adapte beaucoup son style en fonction de l'histoire. Pour cette scène de danse il utilise le pinceau et l'encre. La deuxième case est presque abstraite, les corps se mélangent et se confondent...

Blutch, la voluptée
... Alors que pour cette planche plus fantastique il utilise un crayon noir épais, rehaussé de sanguine, avec des cases au bords imprécis, pour renforcer l'étrangeté et l'angoisse du récit

Lorenzo Mattotti,
Dr Jeckyll et Mister Hyde
Très beau travail au pastel, coloré et expressionniste, pour cette histoire qui touche aussi au fantastique


Winshluss, Pinnochio,
Parfois des auteurs mélangent des styles (Gros nez et réaliste) mais aussi des techniques (encre, aquarelle, crayons de couleurs) dans une même planche pour renforcer l'expression voulue de chaque case. 

Pakito Bolino
D'autres auteur font clairement le choix de l'experimentation libre, au détriment parfois de la clarté du récit et de la lisibilité. Pour eux c'est l'aspect visuel général de la page qui importe le plus
Une petite page résume plus ou moins mon propos ici
http://www.icomene.com/icomene/styles-graphiques.html

Si on se concentre sur le récit d'Art Spiegelman sur la Shoah, on voit une évolution graphique radicale entre les premiers essais et la dernière version de son chef d'oeuvre Maus, qui raconte la survie de ses parents à Auschwitz. (cette partie de l'article doit beaucoup au catalogue de l'exposition Shoah et Bande-dessinée et à l'ouvrage MetaMaus)


Prisoner on the hell planet est un court récit de 1972 qui cherche à donner un sens au suicide de la mère de l'auteur, Anja, rescapée des camps de la mort, que l'on voit en photo dans la première case. L'horreur de l'holocauste y est évoqué dans un style dur, noir, brut et violent qui correspond aux comix underground de l'époque et inspiré par les gravures sur bois du mouvement expressioniste.



Une première version de Maus est dessinée en 3 pages en 1972 également. Le style graphique est déjà plus accessible avec un zoomorphisme qui évoque Disney (la jeune souris qui écoute le récit de son père s'appelle d'ailleurs Mickey). Ce principe, qui permet de mettre de la distance avec le lecteur pour qu'il accepte l'histoire, avait déjà été utilisé par Calvo dans la bête est morte ou le plus confidentiel Mickey au camp de Gurs d'Horst Rosenthal. 
La bête est morte, du français Calvo, parue entre 1944 et 1945 est la première bande-dessinée à évoquer directement la déportation et le massacre des juifs par les allemands, et le restera pendant longtemps. Chaque nationalité est représenté par un type animalier, les français étant des lapins et les allemands des loups.

"En octobre 1940, le jeune illustrateur Horst Rosenthal, réfugié juif allemand, interné au camp de Gurs, dans les Pyrénées-Atlantiques, dessine trois carnets de croquis, jamais publiés à ce jour.
Son Mickey à Gurs met en scène le héros de Walt Disney qui incarne, à travers des situations burlesques, autant le rêve américain que le fantasme d'un monde sans entraves et sans parias. Ces illustrations racontent sur un ton ironique, subversif et potache, la cruauté de la condition d'apatride et l'insupportable monotonie de l'enfermement concentrationnaire. Ces petits carnets qui ont circulé entre les mains des prisonniers, ont, par miracle, échappé à la censure et à la mort de leur auteur.
On sait peu de choses de la vie de Horst Rosenthal. Né à Breslau en 1915, il fuit à Paris en 1933. Comme la majorité des exilés, il multiplie, en vain, les démarches pour obtenir des papiers. Interné dans plusieurs camps, il est déporté le 11 septembre 1942 à Auschwitz où l'on suppose qu'il a été assassiné dès son arrivée." (source Amazone)



Pour son roman graphique en deux parties, de 300 pages, publiés entre 1987 et 2012, Art Spiegelman trouve le style qui contribuera à la popularité de l'oeuvre. Si il garde le principe de la fable animalière, le trait se fait plus simple, minimaliste même, et s'éloigne du style enfantin du premier essais. Si les juifs sont représentés par des rongeurs (rats/souris), animaux considéré comme nuisibles, c'est pour se conformer à la vision du monde des dirigeants nazis qui programmèrent l'extinction pure et simple d'une catégorie d'individus. Hitler utilisera souvent l'image des rongeurs nuisible, porteur de destruction, mangeur de récolte et propagateur de maladie, pour designer les juifs. En cela le travail de l'artiste est très cohérent car il se conforme à une vision schématique du monde, en noir et blanc (sans nuances) et ou les êtres sont classés par espèce distinctes qui ne peuvent pas se mélanger...


Crayonné préparatoire, qui montre le travail de recherche de chaque plan, afin de lui donner sens dans le déroulement narratif...

La case finale, à l'encre et à plume, assez différente du croquis préparatoire. Le chemin forme une croix gammée, symbolisant l'impossibilité de fuir le nazisme

La 4ème planche du récit en 8 pages Master Race de l'américain Bernard Krigstein, publiée en 1954. Premier comics à traiter directement du thème de la Shoah, il marquera profondement le jeune Art Spiegelman qui reprend l'idée de la croix gammée dissimulée dans la paysage de la case 6.


Malgré le minimalisme du dessin, le travail est documenté de façon précise. On reconnait ici très bine l'entrée du camps d'extermination d'Auschwitz 
La grande prouesse de l'auteur aura été de garder un style absolument identique durant les 25 ans qui nécessiteront l'achèvement de son oeuvre.

Autoportrait de l'artiste dessiné pour The Times dans le cadre d'une exposition au Jewish Museum in Manhattan. Son visage est divisé par les différents style qu'il aura utilisé dans sa carrière.